André Bercoff [00:04] Et oui, vous imaginez, cette chanson a été écrite par Jacques Lansman et chanté par Jacques Dutronc il y a 60 ans. Et voilà, on nous cache tout, on nous dit rien. Christine Cotton, bonjour.
Christine Cotton [00:21] Bonjour Monsieur Bercoff.
Bercoff [00:22] Bonjour Madame. Vous avez étudié, vous avez commencé en tout cas d’étudier ce rapport, ces Pfizer tests déclassifiés depuis quelque temps, depuis déjà à peu près un mois, quelques semaines et donc il y a beaucoup de choses qui sortent avec cela et on vous avait reçus avec plaisir et on sait que vous êtes très rigoureuse dans ce que vous dites et ce que vous faites, ce que vous avancez. Vous ne sortez pas de votre épure, mais vous dites ce qu’il y en est. Alors que peut-on tirer ? Il paraît que 42 000 personnes auraient été testées, qu’il y aurait eu 11 000. Je vous donne quelques chiffres avancés, mais vous me direz, vous me corrigerez si je me trompe. 9 000 dont on ne sait pas ce qu’ils ont eu, ce qu’ils sont devenus, 11 000 qui n’ont pas entièrement recouvré leur santé, sans parler des morts. Mais encore une fois, qu’est-ce qu’on peut dire aujourd’hui de concret par rapport à ces pages déclassifiées ?
Cotton [01:21] — Alors, il y a beaucoup de choses qui circulent sur le sujet, il y a beaucoup de choses erronées, puisque les gens qui lisent ne sont pas forcément des spécialistes de la recherche clinique. Alors, pour rappeler à tous ceux qui nous écoutent, les personnes en charge des analyses et de la méthode des essais cliniques, ce sont des biostatisticiens, personne d’autre. Ni des épidémiologistes, ni des docteurs, ni personne d’autre que des biostatisticiens. Donc pour replacer un peu les choses dans le contexte, c’est parce qu’au départ on a une autorisation d’utilisation d’urgence qui est donnée en décembre 2020 sur la base d’analyse intermédiaire, c’est-à-dire qu’on a uniquement analysé les trois premiers mois de l’essai clinique sur les 24 au total qui est censé durer l’essai. Ceci ne permettait pas d’évaluer la tolérance à moyen terme et à long terme. Donc ça c’était un vrai problème.
Bercoff [02:26] Vous voulez dire, on a donné l’autorisation après trois mois d’examen, d’essai, c’est ça ?
Cotton [02:32] Voilà, on a fait une analyse intermédiaire sur des gens suivis pendant trois mois dont la moitié suivi moins de deux. Donc ça évidemment, la tolérance moyenne-terme-long terme, on ne peut pas l’évaluer sur la base de ces données-là. On n’avait pas d’efficacité testée, c’est-à-dire qu’on n’étudiait pas dans l’essai clinique la transmission, on n’étudiait pas les cas asymptomatiques. Du coup, il n’y avait pas d’efficacité démontrée sur la transmission, pas sur les cas asymptomatiques. À l’époque, en décembre 2020, on n’avait pas d’efficacité démontrée statistiquement. Statistiquement, les essais cliniques, ce sont des méthodes, ce sont des résultats, ce sont des interprétations de résultats.
Donc, statistiquement, pas d’efficacité sur les cas sévères. On n’avait pas d’efficacité sur les plus de 75 ans. Sur les ados, les enfants, pas d’efficacité démontrée sur les cas sévères non plus. Et on avait en plus, ce que j’ai démontré dans mon expertise en regard des bonnes pratiques cliniques, on avait un critère principal, donc les fameux 95%, qui est faux. du fait de biais, ce qu’on appelle des biais méthodologiques. Et cerise sur le gâteau, on n’avait pas de mesure des anticorps neutralisants, donc ces fameux anticorps qui témoignent de la fameuse immunité, on les avait pas dosés deux mois après la dose 2. Or, on voyait déjà dans la publie sur les singes et dans les résultats de la phase 1-2 que ces anticorps, dès deux mois après la dose 2, ils chutent.
Donc pourquoi le labo ne les mesure pas au-delà de ça ? Donc tout ça, c’était des questions qui méritait déjà de stopper l’administration du produit et de faire un audit, puisqu’on n’avait clairement pas assez de recul ces trois mois, qui étaient contraires d’ailleurs aux directives précédentes de l’OMS, qui disaient qu’il fallait six mois pour évaluer la tolérance et un an pour l’efficacité. Depuis, qu’est-ce qu’on a vu ? On a vu qu’on a eu droit à une troisième dose, dont le PDG Pfizer nous-même nous dit que les anticorps baissent, forcément. La quatrième est en cours, la cinquième arrive aux États-Unis. Et donc, en vie réelle, qu’est-ce qui se passe ? Tout le monde se rend bien compte que ces vaccins n’empêchent pas d’être malade. Ça n’empêche pas de transmettre la maladie. Donc, qu’est-ce qui nous reste éventuellement en termes d’efficacité ? Ça protège des formes graves. Alors cet argument qui s’est basé sur une des études en vie réelle dont les méthodes du coût de statistiques, encore une fois, sont très discutables et dont on peut contester, c’est-à-dire que les résultats sont biaisés.
Bercoff [05:24] Mais alors Christine, que ton deux choses, pardon, rappelez-vous, c’est vrai qu’au départ on nous a tous dit, enfin mondialement, que l’efficacité des vaccins, des doses, était à 90%. 95%. 95%, exactement. Apparemment, dans les tests, enfin les études Pfizer déclassifiées, montrent que eux-mêmes ne mettaient pas ça à 90% ou à 95%. C’est bien ça ?
Cotton [05:47] Non, en fait, pour en venir à ces documents déclassifiés, on a plusieurs sortes de documents. On a des documents en PDF qui sont de plusieurs natures. Là-dedans, on a des cahiers patients. C’est tous les documents qui portent dans leur nom le nom CRF, Case Report Form. C’est-à-dire que ce sont les données des patients quand le docteur qui les inclut dans l’étude reporte sur un site de recueil électronique.
Bercoff [06:20] — D’accord. — Et ça donne quoi, en fait, pour eux ?
Cotton [06:24] — Alors ça, c’est impossible à analyser, parce qu’on a des centaines de pages pour un même patient. — Je comprends. — Alors si, j’en ai quand même regardé un, qui est un centre, du coup, Vantavia, de ce fameux site ayant des pratiques, on va dire, de travail absolument qui ne respectent pas les bonnes pratiques techniques, Et effectivement, qu’est-ce qu’on voit dans ce… Juste le premier que j’ai ouvert, on voit qu’on a une date de Covid qui est masquée. Voilà, donc pourquoi dans des docs déclassifiés on a des dates masquées ? Donc c’est bien un patient qui a eu un Covid. qui est décédé visiblement de ce Covid-là, mais on voit bien dans les documents que les choses ne sont pas claires du tout dans la façon de remplir les données.
Bercoff [07:11] D’accord. Alors Christy Cotton, on voit bien que vous avez fait l’inventaire rapide mais extrêmement précis, effectivement, des opacités. et du brouillard quant au résultat et quant à la manière dont on a procédé, et surtout vous montrez la rapidité, enfin trois mois alors qu’il fallait six mois et même un an, que dites-vous ? Alors ce qu’on entend aujourd’hui, depuis qu’on parle de tout ça, depuis cette polémique, évidente et réelle et légitime, c’est que, oui, mais attendez, vous nous dites ça, mais regardez, des milliards de gens se sont vés vacciner et il y a, bon, quelques effets secondaires, peut-être des milliers, mais qu’est-ce que ce sont des milliers par rapport aux milliards de gens vaccinés et qui se portent apparemment bien ? Que dites-vous face à ça ? Parce qu’on entend ça beaucoup, maintenant, en ce moment.
Cotton [07:57] Oui. Alors, comment on démontre que les gens se portent bien ? Encore une fois, il faut revenir à la méthode, la science, ce sont des preuves. Ce n’est pas où on interroge un quelconque spécialiste pour faire d’un avis un état de fait. Comment on démontre que les gens se portent bien ? On fait des enquêtes sérieuses. prospectives, c’est-à-dire qu’on inclut des gens exprès et on n’utilise pas des bases de données qu’éventuellement on met à l’asso ce qu’on a envie pour pouvoir démontrer ce qu’on a envie de démontrer. Quand, par exemple, on nous dit il n’y a pas de problème d’AVC, d’embolie pulmonaire, etc. sur les plus de 75 ans.
Donc, quand on se penche sur l’étude en vie réelle qui est censée prouver ça, on s’aperçoit qu’il ne compte ces événements que dans les 21 jours après la vaccination. Est-ce que les 21 jours après la vaccination sont représentatifs de ce qu’il se passe en vie réelle ? Et on a ce problème-là pour tout depuis plus d’un an maintenant, où on nous balance régulièrement sur les plateaux de télé des résultats, ça freine la transmission de X%, et puis après ça divise par deux, puis finalement ça freine plus du tout. Parce que c’est basé sur des études en vie réelle qui sont à valeur de preuves médiocres. Pour revenir à ces docs Pfizer, qu’est-ce qu’on a aussi dedans, ce qui nous intéresse le plus, nous, biostatisticiens, c’est qu’on a des fichiers de données patients.
Donc là, je crois que c’est un Australien qui s’appelle Jekyllix qui a commencé à regarder ces données-là et je suis ravi d’avoir un confrère dans le monde qui se penche sur le sujet, parce que depuis, en termes de biostatisticiens, je me trouve un peu isolé sur le sujet des vaccins. Donc, qu’est-ce qu’il a trouvé ? Il a trouvé qu’on a des patients qui sont numérotés, qui commencent par 4444. Or, ce qu’il faut savoir, c’est que les normes de l’industrie pharmaceutique, elles sont très nombreuses et on a des normes aussi pour la numérotation des patients et des centres dans les bases de données elles-mêmes. Donc si j’ai un patient qui commence par 4444, ça veut dire qu’il appartient à un centre, donc un investigateur, un hôpital, une structure médicale, qui est numéroté 4444. Or il n’y en a pas. Il n’y a pas de centre 4444.
Bercoff [10:31] Ah oui, vous voulez dire le 4444, ce n’est pas les 4444 patients, c’est le numéro en principe du centre qui les teste.
Cotton [10:38] Voilà, c’est le numéro du centre, du docteur, parce que toutes les numérotés, qui est censé avoir recruté ces patients.
Bercoff [10:46] Et ce centre n’existe pas, enfin le numéro, oui d’accord.
Cotton [10:50] Il n’existe pas. Dans la liste des centres qui y est fourni. Je comprends. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire quoi ça ? Ce qui est bizarre, c’est que quand on cherche, on s’aperçoit que les patients 4444, ils ont été recrutés par un site qui a le numéro 1231. Et ça, c’est un hôpital militaire en Argentine qui, à lui seul, sur les 44 000 patients, aurait recruté plus de 5 700 patients entre mi-août et fin septembre 2020.
Bercoff [11:20] Vous voulez dire qu’un seul hôpital en Argentine aurait recruté 5 000 patients pour les tester sur les 40 000 qui ont été testés ? C’est ça.
Cotton [11:29] Et on a en fait plus de 10 000 patients recrutés uniquement par 5 centres. Je ne dis pas que c’est impossible. Un hospital militaire argentin, il peut avoir 15 personnes qui s’occupent de recevoir les patients, parce qu’il ne s’agit pas que de les vacciner, il s’agit de les recevoir, de leur expliquer les procédures de l’essai, qu’est-ce qu’ils doivent faire pour signaler leurs symptômes quand ils sont malades, etc.
Bon, donc, je ne dis pas que c’est impossible, mais on va dire que c’est quand même suspect et j’en reviens toujours à mon histoire que ces essais-là sont suffisamment opaques en termes de durée d’analyse insuffisante, de même défait indésirable grave sur une ado qu’on a cachée, qui n’est pas reportée dans le rapport des les adolescents, qui est quand même appousant sur une chaise roulante alimentée par son gastrique. Et ce n’est pas dans le rapport clinique.
Donc, on a quand même beaucoup d’éléments qui nous font penser que la qualité de cet essai, elle est plus que médiocre. Donc, il faut, dans ce cas-là, qu’est-ce qu’on fait si on est raisonnable ? On suspend le produit, puisqu’on risque de faire courir aux gens un risque pour leur vie, puisque c’est mal évalué. C’est bien les normes de l’industrie pharmaceutique vont toutes dans le sens de minimiser le risque pour le patient et pour sa vie. Or, il faut se suspendre et il faut faire un audit. Or, qu’est-ce qu’on fait ?
Bercoff [12:57] On l’a pas suspendu et on l’a pas fait d’audit.
Cotton [13:00] Alors des audits, il y en a eu, mais c’est le laboratoire lui-même qui fait un audit. Non, il faut prendre des gens indépendants et des agences et du labo lui-même pour faire un audit. Alors non seulement on a ça, mais là les avocats, qu’est-ce qu’on observe en vie réelle ? On nous dit oui, il n’y a pas un faible pourcentage d’effets graves. Alors d’une, heureusement que tout le monde n’en a pas,
Bercoff [13:23] Voilà.
Cotton [13:23] Ça c’est l’argument. Ah ben oui mais moi je vais bien, je n’ai rien eu. Un cas particulier n’a pas valeur de preuve scientifique. Voilà. Donc on fait des études.
Bercoff [13:32] Ce qui est vrai, ce qui est vrai. Non mais le problème il est pas là, vous avez raison. Le problème c’est à partir de quel risque on lance quelque chose et on dit il y a effectivement, mais comme vous dites dans la vie réelle il faut statistiser, quelle est la proportion de risque acceptable ou pas acceptable ? Il est là le problème.
Cotton [13:49] En attendant, on a une multitude, mais des centaines de milliers, des fins des résirables, avec 25% de graves, qui touchent des jeunes, qui se trouvent dans une hérance médicale pas croyable, puisqu’elles ont des multitudes de symptômes que les généralistes n’arrivent pas à diagnostiquer. Donc on a des gens qui traînent depuis 6 mois, depuis 1 an, à passer 40 fois aux urgences, 40 fois aux urgences, sans avoir aucun diagnostic. Et puis je vous épargne les visites chez les neuros, et les cardio, et tout ce qui est quantique, ou on leur dit, pour certaines, maintenant c’est dans votre tête.
Bercoff [14:24] Christine Cotton, tout ça, on va en reparler avec vous, malheureusement on n’a pas le temps vraiment, mais on va revenir très vite là-dessus, Christine Cotton.
Cotton [14:34] J’ai du chose quand même à rajouter, qui est très importante, c’est qu’il faut savoir que les avocats se sont quand même saisis de tout ça, parce qu’il y a eu une enquête sur les effets indésirables au Sénat pour laquelle j’ai été auditionnée, et qu’on a quand même des avocats où il y a une plainte pour empoisonnement par ces vaccins qui ont été déposés. Il faut que les gens le sachent.
Bercoff [14:58] Et nous avons en tout cas, nous avons en tout cas, nous allons suivre et re-suivre les résultats avec vous. Mais ce que vous faites très bien, c’est de rappeler à tous les auditeurs, dans la vie réelle, qu’est-ce qui se passe ? C’est ça le plus important. Merci Christy.
Cotton [15:10] Regardez la vie réelle et arrêtez de regarder la télé, les amis.
Bercoff [15:13] Écoutez la radio surtout. La science, l’épreuve et Dieu. Michel Iveau-Loré, si y a-t-elle, vous en parlez à 13 heures, André. En attendant, nous allons revenir sur un événement historique qui revient dans l’actualité.