Animateur [00:01] Bonjour à tous et bienvenue sur notre chaîne YouTube, la chaîne de ligne droite. Je vous invite à vous abonner à cette chaîne, à aimer, à partager, à commenter. Ces vidéos, c’est très important pour notre référencement et c’est une manière de nous soutenir. Merci à vous tous. Le fameux pass sanitaire, vous savez, on s’en rappelle même plus. L’entrée des restaurants, des salles de cinéma, des concerts, des hôpitaux pour les activités, pour le travail, etc. Bien, on l’a tellement vite oublié, sauf évidemment nos soignants, nos pompiers et autres métiers du soin. suspendu pour les non vaccinés.
Mais voilà, les élections passent, l’été passe et tout cela risque malgré tout de se rappeler bien vite à nous et on ne pourra plus faire l’autruche de nouveau. Le pass sanitaire qui est une mesure d’exception normalement et donc normalement restreinte sur un temps limité, normalement justifié aussi par un état d’exception sanitaire ou autre, devait se terminer définitivement le 30 juin prochain. Mais alors que l’on n’entend plus parler de pandémie, la Commission européenne prépare une nouvelle prolongation du pass sanitaire qui irait jusqu’au 30 juin 2023.
Voilà, on aura gagné un an de plus avec cette mesure liberticide. Et qui dit un an de plus dit peut-être après une nouvelle année de plus. Pourquoi pas ? tant qu’à faire puisque la Commission, à l’origine de cette prorogation, ne justifie pas de toute façon le PASS par une quelconque crise sanitaire. Le PASS est désormais justifié par le fait que c’est un outil qui favorise l’accroissement de la couverture vaccinale. Un point c’est tout. Voilà. L’objectif c’est vacciner et voilà la seule justification. Il faut vacciner toujours plus. On a un autre point d’inquiétude dans l’horizon qui s’ouvre devant nous, la préparation et la vaccination des enfants. Jusqu’à là, en France, il y a eu quelques réticences.
Et puis, voilà, une communication Pfizer qui est tombée le 23 mai. En général, ça commence comme ça, d’ailleurs, pas une communication Pfizer. Le vaccin anti Covid de Pfizer est sûr, dit Pfizer, et efficace pour les enfants âgés de 6 mois à 5 ans avec l’injection de trois doses. L’efficacité s’est élevée à 80,3%, selon une estimation préliminaire. Voilà la communication officielle de Pfizer. Et dans la foulée, on apprend que l’Agence américaine du médicament, la FDA, prévoit trois réunions en juin pour étudier l’autorisation du vaccin Pfizer chez les enfants de moins de cinq ans.
Voilà donc la petite musique qui recommence pour la vaccination des enfants. Évidemment que nous suivrons le modèle américain une fois le modèle mis en place aux États-Unis. Voilà où nous en sommes et voilà pourquoi il faut rester vigilants sur ces sujets et surtout ne pas se laisser endormir par la torpeur de l’été. Je vous propose donc qu’on invite nos deux éveilleurs de conscience. Bonjour Christine Cotton. Bonjour. Vous êtes biostatisticienne spécialisée dans la gestion des données des essais cliniques pendant 23 ans, auteur notamment d’études sur le vaccin Pfizer. Vous avez beaucoup travaillé sur les documents qui ont été publiés par Pfizer. On va y revenir dans quelques instants.
Et puis nous sommes également avec Virginie Jauron. Bonjour, Virginie Jauron. Vous êtes eurodéputée du membre du groupe Identité et démocratie, membre également de la commission spéciale sur la pandémie de la Covid-19, leçons tirées et recommandations pour l’avenir. Je voudrais commencer avec vous, Virginie Jauron, sur ce qui s’est passé puisque c’est vous qui avez lancé l’alerte à ce sujet autour de cette volonté de la Commission européenne de proroger le pas sanitaire.
Virginie Joron [03:17] Oui, effectivement, c’est un dossier que je suis depuis le début. Et effectivement, la Commission a proposé de proroger l’extension du certificat numérique au niveau de l’Union européenne pour un an. Alors pourquoi pas ? Mais en tout cas, il n’y a pas d’études. Il n’y a pas de rapport qui précise de l’efficacité du pass, parce que je veux bien qu’on pourroge quelque chose qui fonctionne. Mais on a tous eu, on a tous vécu le pass sanitaire et qui a démontré que ça n’empêchait pas du tout la diffusion du virus, la contamination. Et donc du coup, il n’y a pas d’argument de fond aujourd’hui pour proroger. Si ce n’est, et vous l’avez très bien dit, l’objectif principal, c’est effectivement la vaccination. Et d’ailleurs, ils le mettent dans la proposition. J’ai relu ce matin la base législative de cette proposition. Ils disent bien qu’il faudra faire une clarification dans ces certificats d’attination ou demain, devrait être précisé le nombre de doses dans chaque état membre.
Donc ça, c’est déjà un point qui est nouveau. Et puis, effectivement, ils le disent, l’objectif, effectivement, c’est dans la communication de Bruxelles le 27 avril, c’est de focaliser sur ceux qui ne sont pas vaccinés et ceux qui sont aujourd’hui, qui n’ont pas eu leur dose de rappel. Donc, en fait, ce certificat va être un outil pour contraindre les gens à se faire vacciner. Et ce qui est marrant aussi, je sais pas si c’est marrant, mais maintenant, vous savez, je prends ça avec beaucoup de recul, c’est que notre précision dans cette proposition, c’est de dire que seront aussi inclus et auront autorisation d’utiliser ce pass ceux qui font un essai clinique sur ces vaccins.
Mais moi, j’ai envie de dire, aujourd’hui, tout le monde a fait un essai clinique sur ces vaccins, puisqu’on sait tous, et Christine Cotton pourra le dire, c’est que… que ces vaccins sont toujours en phase d’essai jusqu’en 2023. Donc voilà aujourd’hui le scandale, c’est qu’on proroge un pass sans argument de fond, sans base de scientifiques qui ont prouvé l’efficacité de ce pass, et aussi sans rapport, puisque c’est ce qui est demandé par aujourd’hui la Commission et le Conseil, puisqu’il y a eu des discussions cette semaine et ils se sont tous trouvés, ils ont trouvé un accord favorable pour aujourd’hui effectivement de mettre en place ce pass sanitaire qui sera mis au vote le 23 juin. Moi, j’appelle effectivement mes collègues eurodéputés, puisqu’on nous sommes 705, à voter contre ce pass parce que ce n’est pas un outil pour faciliter la vie des gens et protéger la valeur fondamentale, la liberté de circulation. Au contraire, c’est un outil de restriction de nos libertés et qui est sans fondement.
Animateur [05:57] Alors, j’ai tout de même une question avant de donner la parole à Christine Cotton, Virginie Geron. Si c’est voté au Parlement européen, même si c’est à l’initiative de la Commission européenne, malheureusement c’est ce qu’on appelle de la démocratie et la démocratie européenne ici, mais ça a été voté. Est-ce qu’on peut revenir sur ce genre de prise de décision ?
Joron [06:19] Alors, au niveau européen, ils mettent en place le cadre au niveau européen pour que tous les États membres puissent, à l’intérieur de chaque État membre, continuer ou pas la mise en place du pass sanitaire. En fait, c’est une proposition de cadre. C’est ce qu’aujourd’hui, ils ont mis en place. Et après, chaque État membre est libre ou pas d’appliquer ce pass sanitaire. Et aussi, il est précisé dans cette proposition que ce cadre ne va pas à l’encontre de mesures plus restrictives, dites domestiques, dans les États membres. Et on le sait très bien, aujourd’hui, la présidence du Conseil est présidée par Emmanuel Macron, donc cette volonté de progrès et de la mise en place de pass sanitaire n’est pas anodine. On sait très bien qu’Emmanuel Macron, et d’ailleurs il l’a plus ou moins annoncé au prochain Conseil des ministres le 22 juin, ils ont déjà préparé… des outils pour mettre en place de nouvelles mesures sanitaires.
Donc on voit bien que le pass sanitaire au niveau de l’état mort est aussi dans les tiroirs. On a vu pendant un an le matraquage par rapport à ce pass. Il ne va pas disparaître au niveau de la France. Donc effectivement, en fait, c’est un outil qui a été mis en place pour contraindre les Etats membres à mettre en place le pass sanitaire, sous couvert de l’Union européenne qui permet de faciliter la libre circulation entre chaque Etat membre. La difficulté, et c’est ce que nous avons vu en France, et moi je dénonce ça maintenant parce qu’il y a aussi des élections et que les gens sachent ce qui est en train d’être mis en place, c’est que de nouveau, des restrictions de nos libertés, aujourd’hui encore pour accéder à un hôpital, le pass sanitaire existe, et moi je veux plus, et c’est pour ça que je suis en alerte sur ce sujet, parce que ce que nous avons vécu, Ça a été complètement dingue, fou, des gens ont perdu des emplois. On a été complètement disproportionnés. On sait très bien qu’avec le gouvernement qu’on nous avons eu et celui qui est en train d’être mis en place, ça sera pire.
Animateur [08:15] Alors Virginie Jauron, on va continuer de parler, on a parlé de l’outil, ensuite on va parler du vaccin en soi avec Christine Cotton et puis les documents Pfizer. Mais il est 8h30, on fait un rapide point sur les informations avec Emmanuel Noël.
Indicatif [08:29] Ligne droite.
Animateur [08:34] Et nous sommes toujours avec Christine Cotton, biostatisticienne spécialisée dans la gestion des données des essais cliniques pendant 23 ans. On va parler de ces essais cliniques dans quelques instants. Nous sommes également avec Virginie Jauron, eurodéputée, membre du groupe Identité Démocratie et membre de la commission spéciale sur la pandémie de Covid-19. Je me tourne maintenant vers Christine Cotton. Christine Cotton, vous êtes d’abord spécialiste dans la gestion des données des essais cliniques. Il se trouve que vous êtes penché sur les documents Pfizer. Les familles qui ont été obligées par, vous savez, je vais raconter un petit peu l’histoire à nos auditeurs, la Food and Drug Administration, donc les régulateurs des produits alimentaires et médicaux américains, avaient accordé un délai de 75 ans à Pfizer pour publier les documents concernant l’étude de ces vaccins et leur sécurité vaccinale. et Covid-19 évidemment, et ça avait été accepté par la FDA. Il se trouve qu’il y a eu un juge fédéral, Marc Pitmana, qui a ordonné à Pfizer de publier les 55 000 pages de ses documents par mois, 12 000 ont été publiés à la fin du mois de janvier, puis ça continue chaque mois, pour finir de rendre public l’ensemble des documents de ses études Pfizer fin 2022. Et vous les avez consultés à Chris et une coton ?
Christine Cotton [09:52] Oui, alors je n’ai pas tout consulté.
Animateur [09:54] C’est un sacré boulot.
Cotton [09:56] Et déjà, ça n’a pas vraiment d’intérêt parce que là-dedans, on trouve des documents administratifs, des cahiers patients remplis qui sont très conséquents, donc ça ne sert à rien d’aller trop fouiller là-dedans. Moi, ce que j’ai essentiellement consulté, c’est ce qui intéresse un biostatisticien. ce sont les tables SAS, c’est-à-dire le SAS, c’est le logiciel qui est principalement utilisé dans l’industrie pharmaceutique. Moi, j’ai passé ma vie à programmer sous SAS, parce que quand on…
Alors ce qu’il faut bien expliquer à ceux qui nous écoutent, c’est que le biostatisticien, c’est celui qui écrit la méthodologie de l’essai clinique dans le protocole, puisque le protocole, c’est un document préalable à tout essai. Donc c’est là où on va décrire quel est notre objectif, quels sont les critères d’efficacité, de tolérance, etc. Et c’est celui qui fait l’analyse. Et en général, pour faire l’analyse, on utilise des logiciels qui sont spécifiques et on programme tout. C’est-à-dire que quand on ouvre le logiciel, il n’y a rien. Tout se programme. Je passais ma vie à taper du code SAS. entre autres. Donc moi j’avais conclu dans mon expertise de l’essai clinique Pfizer que finalement le critère principal des 95% il était non seulement biaisé, c’est-à-dire qu’il y avait des éléments qui faussaient le résultat, mais qu’en plus il n’était pas représentatif de la maladie ambiréenne.
Animateur [11:14] Là vous parlez du chiffre de l’efficacité vendue par Pfizer.
Cotton [11:18] Voilà, les fameux premiers 95% dont on a abreuvé pendant des mois. Donc j’avais conclu à la suite de l’examen de plein de documents que ce 95% il était faux. Je ne savais pas de quel ordre il pouvait être faux. Et j’avais dit, si Pfizer avait voulu savoir qui avait eu le Covid ou pas dans son essai clinique, ils auraient fait une sérologie anti-néocapsides, nucléocapsides, puisque c’est ce qui permet de savoir si on est positif ou pas. Et donc ça, on a une table SAS qui a cette sérologie dans les documents qui ont été rendus publics.
Donc j’ai trafiqué tout ça, j’ai importé ce document-là, et là on se rend compte que si on travaille sur ce critère-là, À partir de la dose 2, finalement, j’ai pu du tout… Je crois que j’avais huit patients qui avaient le critère principal, donc Covid, symptomatique confirmé par test PCR pour le vaccin, huit patients qui avaient eu ce critère-là dans l’essai initial et 162 placebo. C’est ça qui me donnait mes 194. Et là, j’en ai 56 et 126.
Donc, je ne suis plus à 8, là. Je ne suis plus à 8 Covid confirmés par test PCR. Je suis à 56 patients vaccins qui ont eu le Covid pendant l’essai. Donc, si je recalcule mon efficacité, là, c’est plutôt de l’ordre de 56 %. Alors, si c’est ennuyeux, Ce qui est ennuyeux, c’est que ce chiffre-là, il n’a jamais été annoncé par le laboratoire en décembre. Or là, c’est la base de données sur laquelle je suis en train de calculer, c’est la leur, et c’est des données qui sont disponibles, qui étaient disponibles, ce qu’on appelle le cut-off du 14 novembre, c’est-à-dire le moment où ils ont arrêté la base de données pour faire l’analyse. Alors ça, c’est une première chose, donc ce chiffre-là, il n’a jamais été annoncé. Et on voit finalement en vie réelle, qu’est-ce qui se passe ? On voit bien que c’est bien ça. C’est-à-dire que j’ai plein de gens qui attrapent le Covid alors qu’ils sont vaccinés, une dose, deux doses, trois doses.
Animateur [13:35] Mais même aujourd’hui, il est admis puisque même le… Enfin, Olivier Véran, etc. aujourd’hui admettent que le vaccin n’empêche pas la contamination. Donc la sérologie, en fait, le fait de retrouver la sérologie dans les patients qui sont testés pour l’essai n’est pas surprenant par rapport aux annonces qui ont forcément évolué dans le temps. Il faut bien le rappeler, parce qu’au début, c’était censé empêcher la contamination. Aujourd’hui, on est d’accord sur le fait que ça n’empêche pas la contamination. Donc ce 56% que vous annoncez.
Cotton [14:03] ces cliniques de base, la transmission n’a jamais été étudiée. C’est-à-dire à l’issue, en janvier 2021, quand on a dit aux gens, allez vous faire vacciner deux doses et puis vous retrouverez la vie normale, la transmission n’avait jamais été étudiée. Ils ne pouvaient pas annoncer à ce moment-là que ça freinait la transmission. C’est sur la base d’études en vie réelle qu’ils ont annoncé ça plus tard. Je crois que ça partait en avril ou mai où on a dit, ça y est maintenant, on prouve que ça freine la transmission. On voit bien que ça ne freine rien du tout.
Alors moi, j’avais conclu aussi à ce moment-là que le fait de non doser les anticorps neutralisants après deux mois, après la dose 2, masquer la chute des anticorps. Et ça, on travaille, nous on est plusieurs à travailler sur ces documents déclassifiés dans le monde. Moi je travaillais avec un Australien, avec un Israélien, donc on s’est vraiment mis d’accord, on se vérifie. Pas tout à fait en fait, on se vérifie les… Les résultats entre nous, l’Australien est très très avancé, c’est pour ça que souvent je ne fais que relayer et que vérifier ce qu’il fait.
Par contre, donc on voit très bien, hier il a sorti un graphique, par exemple ce dosage des anticorps neutralisants, il est présenté avec une échelle logarithmique. et on a l’impression que ça monte brutalement et que ça diminue doucement deux semaines après la dose 2. Et en fait, si on trace, on change de façon de tracer le graphique, on prend la valeur brute et non plus la transformation en log, et là on observe très bien la chute des anticorps. Donc tout ça c’est déjà prévisible dès décembre 2020. C’est bien pour ça que finalement après on nous sort un booster puisqu’on sait déjà à ce moment-là que les anticorps vont chuter.
Animateur [15:50] On le sait depuis le début ! Mais ce qui est intéressant, c’est que là, encore une fois, vous travaillez à partir de la base de nez de Pfizer elle-même, enfin de ces agences-là. Mais normalement, on ne travaille pas, enfin la FDA et les agences de santé ne prennent pas compte de la communication d’un laboratoire, mais plutôt des études derrière, des études cliniques qui vont être faites derrière. Et là, on a l’impression que tout… Ah non, non, non !
Cotton [16:19] Non, non, non. Quand il y a une soumission de dossier à une autorité, que ce soit la FDA, l’Europe, l’ANSM ou n’importe quoi, les autorités travaillent déjà sur les documents qui sont fournis par le laboratoire puisque c’est le promoteur, tout ce qui donne lieu à la mise sur le marché, le promoteur c’est toujours un laboratoire. Mais ça, ce n’est pas gênant, parce qu’il y a des gens qui disent, oui, mais ce sont les documents du labo. Oui, c’est toujours les documents du labo. C’est bien pour ça qu’on a des normes dans tous les sens qui s’appellent des recommandations et qu’on regroupe sous le nom de bonnes pratiques cliniques et que quand on suit ces normes qui nous permettent d’encadrer toutes les pratiques et toutes les tâches de tous les participants, il n’y a aucune raison de sortir des résultats qui sont faux et parce qu’il y a toute une chaîne de contrôle. Par contre, le laboratoire envoie aussi la base de données. Donc, les reviewers dans une agence peuvent faire des calculs. Et normalement, il y a des biostatisticiens dans les agences qui peuvent faire des calculs à ce moment-là aussi. C’est-à-dire qu’ils peuvent reprogrammer le critère principal pour voir si c’est 95% ils sont corrects ou pas.
Animateur [17:30] Là, ce que vous voulez dire, c’est qu’en fait, n’importe qui, et des… de l’AFDA, et des reviewers, comme vous le dites, ça veut dire les relecteurs, ceux qui vont vérifier avant de publier dans une revue scientifique, toutes ces personnes-là auraient dû, en fait, faire leur travail, c’est-à-dire de recalculer, plutôt que de prendre les annonces seulement de Pfizer, puisque… Pfizer eux-mêmes donnent les chiffres pour pouvoir finalement considérer l’efficacité relative ou l’inefficacité de leurs produits.
Cotton [18:00] Exactement, c’est-à-dire que moi le travail que j’ai fait, mon expertise, c’est une expertise du point de vue des bonnes pratiques cliniques, c’est le travail des reviewers des agences que j’ai fait là. Alors élargi puisque j’ai pris non seulement le premier rapport mais j’ai pris ensuite celui sur les adolescents des 12-15 et sur les enfants les 5-11 d’octobre 2021. Donc en plus, on va un peu vite, si je peux me permettre d’utiliser ce terme, sur les adultes et on reproduit exactement la même façon de travailler sur les ados et sur les enfants, avec les effectifs qui sont très petits.
Alors ce qu’on voit aussi dans cette base de données Pfizer, c’est qu’on a cinq centres qui recrutent quasiment 10 000 patients sur les 36, 38 000 dès décembre 2020. Donc ça, ça veut dire que, normalement, je suis censée, comme j’ai des centres qui sont ce qu’on appelle un déséquilibre, non-balance, quoi, en anglais. Et donc, je suis censée fournir des… Quand j’ai de tels écarts entre mes centres où j’en ai des très gros et des petits, d’ailleurs, le centre, c’est le site qui a recruté le patient.
Donc ça, normalement, je suis censée fournir une analyse par centre. Cette analyse par centre, elle n’y est pas. Et quand je regarde mes centres qui sont les plus recruteurs, je m’aperçois que j’ai un centre argentin qui est un hôpital militaire qui a lui seul à recruter plus de 5000 et quelques patients. Et bizarrement, au début, ça commence tout doucement, son recrutement, 60 patients par jour, et puis tout d’un coup, à partir de mi-août 2020, ça s’accélère jusqu’à 240 patients par jour. Et ça, vous l’expliquez comment ? Ah bah ça justement, donc on peut l’expliquer, c’est-à-dire on peut très bien se dire un hôpital argentin, ils ont 10 personnes qui s’occupent des participants pour les vacciner, leur expliquer le fonctionnement de l’essai, etc. Parce qu’il n’y a pas que leur faire une piqûre là, c’est pas un vaccinodrome, il faut les former aux pratiques de l’essai. Ce qui est curieux, c’est que ce centre est codifié dans l’industrie pharmaceutique. Et dans les bases de données aussi, on a des normes. On a un format à respecter qui s’appelle le cdisc. C’est-à-dire que mes noms de variables, c’est-à-dire comme si j’avais un fichier Excel, mes noms de colonnes, elles sont codifiées. Et quand j’ai un site qui a un numéro par exemple de 1231, qui est le centre argentin, je dois avoir des patients, des numéros de patients qui commencent par 1231. Or pour ce site-là, il commence toute une partie par 4444. Il y a plein de choses bizarres comme ça dans cette base de pied. Et quand je regarde mes déviations de protocoles, c’est-à-dire ce qui n’a pas été fait conformément à ce qui était prévu dans le protocole, là je m’aperçois que j’ai davantage de gens qui prenaient le vaccin qui n’ont pas eu de visite pour suspicion de Covid dans le groupe vaccin que dans le groupe placebo. Donc ça confirme ce que j’ai écrit dans mon expertise, ça s’appelle un biais. Quand mes deux groupes, j’ai une façon de gérer… Oui, un qui est plus vérifié sur le Covid qu’un autre.
Animateur [21:11] Le placebo était plus vérifié sur sa contamination que l’autre.
Cotton [21:16] J’ai des patients qui sont malades, ils appellent leur site. Ils sont censés faire un test PCR pour voir si c’est le Covid ou pas.
Animateur [21:23] Oui, même dans les chiffres, dans les bases de données finalement, puisque là, ça n’a été finalement pas fait de façon égale.
Cotton [21:30] Exactement. Non seulement les chiffres…
Animateur [21:33] Non, en fait, pour résumer Christine Cotton, non seulement les chiffres, quand vous les reprenez, quand vous recalculez, montrent que finalement on n’est pas à 95% d’efficacité, mais 56. Et puis même ces chiffres sont biaisés, puisque entre le groupe Témoins et le groupe Placebo, il y a une divergence de traitement et le groupe Placebo était beaucoup plus testé sur le Covid que l’autre. C’est bien ça ?
Cotton [21:53] Voilà, sauf qu’on est à 56 sur un autre critère qui lui témoigne juste de Covid+. Oui ou non, quel que soit le statut symptomatique asymptomatique, qui n’est pas le critère principal choisi pour l’essai.
Animateur [22:08] Alors, je vais me tourner vers Virginie Joron. Je crois que vous connaissez déjà Christine Cotton. Vous connaissez déjà un petit peu cette histoire, mais c’est vrai qu’on tombe dénu. On se dit, en tout cas, ce calcul qui n’a pas été fait proprement, visiblement, par les relecteurs de ces revues scientifiques, par surtout les agences de sécurité du médicament, qu’elles soient américaines ou françaises. C’est en tout cas l’impression que ça nous donne, puisque les chiffres ne sont pas les mêmes que ceux annoncés par Pfizer. Ça pose de grandes questions, Virginie Joron.
Joron [22:40] Depuis le début, on peut se poser toutes les questions autour de cette stratégie du tout vaccinal, que ce soit l’achat des vaccins, manque de transparence. Maintenant, on le voit avec les études. En fait, c’est Pfizer qui décide de la validité ou pas de l’efficacité d’un vaccin. On le voit encore avec les effets secondaires. Aujourd’hui, il y a plus d’un million d’effets secondaires auprès de l’Agence du médicament européen. Il s’en fiche. Il s’en fiche, il répertorie, il classe et c’est terminé. Il n’y a pas d’enquête d’ouvertes. Il y a aujourd’hui cette stratégie qui est mise en place au niveau de l’Union européenne avec la volonté des États membres de poursuivre cette stratégie, avec comme on voit des outils qui sont mis en place comme le pass sanitaire. Et je le répète, ce pass sanitaire ne permet pas parce que c’était comme ça qu’ils nous l’avaient vendu pour, comment dire, stopper la propagation du virus. Effectivement, c’est tout nouveau. Nous étions tous apeurés à la maison, confinés jusqu’au cou. On s’est dit pourquoi pas, on va faire ça. Et on le voit encore. On le voit aujourd’hui, on s’est soumis à des règles ultra strictes, dingues. Et aujourd’hui, on voit que l’efficacité vendue tous les jours sur tous les médias, on ne le voit pas. La preuve encore aujourd’hui avec Trudeau, tripe ou quadrupe, ou un type vacciné qui a encore le vaccin.
Animateur [23:53] Le premier ministre du Canada qui dit c’est grâce Je suis positif au Covid, mais grâce à mes 3 ou 4 dos, je n’en sais plus où il en est, tout va bien, je n’ai pas de formes graves.
Joron [24:04] C’est ça. Donc, il y a cette politique, comment dire, très dure, très autoritaire sur la vaccination. Comme Madame Cotton le démontre, avec des études, on va dire, très légères et puis tout un système qui est mis en place pour en fait, finalement accéder aux demandes de laboratoire. Moi, j’ai une autre question aussi et je vais interroger la commission. Pourquoi le vaccin Valneva est suspendu ? Il devait y avoir un achat par la commission de ce vaccin. qui permettaient à ceux qui avaient des doutes sur le nouveau vaccin ARN messager, on s’était dit, bon voilà, pour ceux qui sont récalcitrants sur le vaccin, on va leur donner un vaccin plus traditionnel.
Aujourd’hui, c’est suspendu. Pourquoi ? Pourquoi aujourd’hui la commission suspend ? Alors moi, j’ai un peu ma réponse parce que dans le sens où on a 4 milliards de doses commandées par la commission, ils ont ça en stock, ils savent plus quoi en faire parce qu’il y a des dates de pension qui sont de six mois. Et moi, j’avais posé la dernière fois la question à la commissaire Kyriakides qui m’a répondu. On espère que les laboratoires prennent du temps dans la livraison. Est-ce que c’est une réponse ? Non.
Donc du coup, voilà, tout démontre, tout est fait à la légère avec derrière les Big Pharma, avec ce lobby qui est très puissant et qui aujourd’hui mène la barque. C’est eux aujourd’hui qui mènent la barque et nous, on est les victimes de cette stratégie vaccinale parce que je regrette qu’on nous vend le vaccin comme quoi c’est la panacea tout. Moi, j’ai envie de dire, si on veut le pass sanitaire, si on veut circuler librement, qu’on nous remet les tests gratuits. Je pense qu’aujourd’hui, la seule méthode, le seul moyen efficace pour voir si on a le Covid, c’est le test.
Aujourd’hui, on nous a enlevé la gratuité du test. Il faut développer les tests et il faut développer d’autres traitements qui pourraient, comment dire, traiter les médecins. Parce que moi, j’ai eu le Covid. Moi, quand j’ai eu le Covid, on m’a dit, tu rentres à la maison, tu prends trois doliprane. C’est comme ça qu’on traite le Covid aujourd’hui. Je sais qu’on est plusieurs à avoir vécu cela. Alors, on nous dit que c’est la fin du monde avec le virus, la pandémie, etc. Aujourd’hui, on traite les gens avec du Doliprane.
Animateur [26:15] Et je précise que c’est parce qu’il n’y a pas de traitement reconnu, puisque d’autres disent que l’Ivermectin, par exemple, beaucoup d’études le prouvent maintenant, fonctionne très bien. Mais comme il n’y a pas de traitement reconnu, c’est grâce à cette politique qu’on a encore le droit aujourd’hui d’avoir cette vaccination qui n’est qu’en régime d’exception. Je voudrais me retourner vers Christine Cotton concernant les effets, enfin le fait qu’aujourd’hui en tout cas la version, c’est encore ce qu’elle rappelait Justine Trudeau, c’est de dire, bon certes ça n’empêche pas la contamination, cette vaccination, mais elle empêche les formes graves. Est-ce que vous avez vu des choses à ce sujet dans les documents Pfizer, Christine Cotton ?
Cotton [26:53] Alors initialement, dans le premier rapport, il n’y avait aucune efficacité démontrée sur les formes graves, par manque de cas. C’est-à-dire qu’il y en a vu tellement peu sur 38 000 patients que du point de vue statistique, c’était pas significatif. il y avait zéro forme grave chez les ados et zéro chez les enfants. Donc ça ne risquait pas d’être significatif dans les essais. Alors tout vient de ce truc-là, ça vient d’études enviréelles. Moi, à l’époque, je n’avais regardé qu’une, ce qui était ces fameux EPIFAR qui travaillent en collaboration plus ou moins avec l’ANSM. Et à chaque fois qu’on met le nez dans une étude EPIFAR, ce n’est pas compliqué, on voit des biais dans tous les sens qui rendent les conclusions invalides.
Donc à partir de là, cette histoire des formes graves, à mon avis, Tout est basé sur ces études enviréelles. Ce qui est important, c’est que là on observe quand même, donc ça freine les formes graves si on prend le narratif. Donc on va pas se retrouver en réa et puis on va pas mourir. Sauf qu’on a surmortalité dans un certain nombre de pays en Europe et là on observe un pic de mortalité en Australie qui est phénoménal et l’Australie qui est quand même très vaccinée.
Animateur [27:56] Grand pays vaccinateur, oui.
Cotton [27:58] Voilà, grand pays vaccinateur, donc de quoi meurent les gens s’ils ne meurent pas du Covid de des formes graves alors ? Peut-être bien des effets indésirables. Et alors là quand même ce qu’il faut souligner c’est qu’il y a eu cette commission au Sénat à l’OPECST, donc l’office des populations parlementaires, des pratiques technologiques. Et du coup, là, ils ont quand même sorti un rapport intermédiaire qui nous dit qu’effectivement, il y a eu un manque de transparence sur les effets indésirables et qu’il faut quand même reconnaître aujourd’hui qu’il y a des personnes en souffrance et qu’il faut les soigner.
Animateur [28:29] Qu’il faut informer en loyauté, je crois que c’est le terme qu’ils utilisent concernant l’information, concernant ces effets indésirables qui n’ont pas été suffisamment diffusés dans le grand public.
Cotton [28:40] Pourquoi ils ne sont pas diffusés ?
Animateur [28:42] Ça, je rappelle, c’est bien le rapport de la commission sénatoriale. On ne fait que rapporter ce rapport.
Cotton [28:48] Pour laquelle j’ai été auditionné et on est un certain nombre, on n’a pas été conviés à l’audition publique du 24 mai et nos auditions ne seront pas rendues publiques. Oui, étrangement. Étrangement, c’est quand même bizarre. Alors que vous êtes auditionné.
Animateur [29:04] Voilà dans quel pays nous vivons aujourd’hui. Tout cela est tout de même assez sombre. Merci beaucoup à vous deux pour cette table ronde qui nous rappelle quand même qu’il y a des enjeux en ce moment très importants concernant ce pas sanitaire et cette vaccination que les choses ne sont pas encore claires. Merci Christine Cotton, bio-satisicienne et Virginie Jauron, eurodéputée. membres du groupe Identité Démocratie. Vous travaillez beaucoup sur ces questions de la Covid-19 et vous faites partie d’ailleurs de la commission spéciale sur la Covid-19. Merci à vous deux.
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