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Document d'archive. Original : https://www.youtube.com/watch?v=iecQwlo5AhM.
Diarized French auto-transcript via whisperX (medium, fr) + pyannote diarization. Channel: Epoch Times France. Speaker labels are anonymous (SPEAKER_00, SPEAKER_01…) and may need light editing.

Christine Cotton [00:00] Quand on reprend vraiment les résultats de décembre 2020, il n’y a aucune démonstration statistique, on va dire preuve statistique, qu’il y a un effet sur les formes graves. Pour la bonne raison qu’il n’y en a pas eu assez dans l’essai clinique pour prouver une différence entre le placebo et le vaccin. Que ce soit les cas sévères, les cas légers ou modérés, le résultat ne vaut plus rien. On a toute une liste de gens qui avaient identifié un certain nombre d’effets indésirables potentiels à surveiller. Et dans cette liste, qu’est-ce qu’on retrouve ? Ce qu’on observe aujourd’hui dans la réalité. Des mocardites, péricardites, des problèmes de coagulation du sang, des thromboses, des problèmes neurologiques. Normalement, les autorités commandent les produits sur la base de résultats fiables.

Maintenant, si ce n’est pas fiable, qu’est-ce qu’on fait ? On revoit les contrats, on fait payer au laboratoire tous les effets indésirables. Moi c’est ce que je ferais, je ferais payer tous les effets indésirables au laboratoire pharmaceutique. Si on reproduit cette façon de fonctionner, c’est-à-dire des essais bâclés en très peu de temps avec des méthodes foireuses, on va avoir sur le marché que des produits potentiellement inefficaces voire toxiques.

Animateur [01:12] Bonjour Christine Cotton, merci d’avoir accepté notre invitation. Vous êtes bio-statisticienne, ex-PDG d’une société de recherche sous contrat spécialisée dans la gestion des essais cliniques pour l’industrie pharmaceutique. Pendant votre carrière, vous avez travaillé sur plus de 500 essais cliniques pour de grands laboratoires. Vous venez de publier un livre intitulé « Tous vaccinés, tous protégés, chroniques d’une catastrophe sanitaire annoncée chez Guy Trédaniel », un ouvrage qui mêle contre-enquête scientifique et témoignages de victimes d’effets indésirables graves des vaccins anti-Covid. Pour commencer, peut-être que vous pourriez nous expliquer en quoi consiste le métier de biostatisticien et pourquoi il joue un rôle clé dans le processus de développement des produits pharmaceutiques d’une part, et ce qui vous a poussé à entreprendre cette contre-enquête scientifique d’autre part ?

Cotton [02:03] Le métier de biostatisticien est extrêmement important dans l’industrie pharmaceutique puisque c’est l’un des intervenants dès l’écriture du protocole des essais cliniques ou d’autres enquêtes observationnelles également, post-autorisation de mise sur le marché. Il y a toujours un biostatisticien qui fait des calculs de nombre de sujets, c’est-à-dire le nombre de patients à inclure dans un essai ou dans une étude, post-AMM, afin de pouvoir conclure de façon statistique, on va dire, pour les essais cliniques, une différence entre les produits. C’est-à-dire que je vais partir d’hypothèses d’efficacité et c’est sur la base de ces hypothèses, sur un critère qu’on va appeler critère principal, qu’on va définir un nombre de sujets.

Donc dans le cas qui nous occupe, les vaccins Covid par exemple, les Pfizer, c’est le vaccin versus placebo. Et ça c’est un calcul. Pour savoir qu’on en inclut 44 000, c’est un biostatisticien qui a fait ce calcul. Donc il écrit la méthodologie, une fois qu’on a défini les critères de comment on va les analyser, il réfléchit aussi sur les critères à définir par l’analyse qu’on doit faire derrière. Ça c’est en amont. Ce protocole est soumis aux autorités de santé qui l’approuvent ou pas, ou le font modifier, puisqu’on passe à des comités d’éthique. Si je fais une recherche sur la personne humaine qui n’est pas éthique, évidemment que les agences de santé vont me le refuser. Et ensuite, au moment du recueil des données, qui était donc aussi une de mes activités en tant que PDG d’une société de recherche au contrat, on gérait aussi ce qu’on appelle le data management, gestion des données, recueil des données, nettoyage des données jusqu’à ce qu’on ait une base de données propre, et avec des données fiables et intègres pour pouvoir arriver en analyse statistique, ce qui était aussi mon métier. C’est-à-dire que moi je connais toutes les étapes pour obtenir des données fiables et pour programmer les résultats et donc interpréter les résultats. S’il n’y a pas de biostatisticien, il n’y a pas de résultat. Et contrairement à ce que beaucoup pensent, ce n’est pas du tout un métier de médecin de fournir des résultats d’essais cliniques. C’est un métier de biostatisticien.

Donc un rapport clinique, il est co-écrit ensuite par un médecin ou un pharmacien et le biostatisticien qui en général doit le signer. Donc on a une très lourde responsabilité dans la méthodologie, il ne faut pas qu’on se trompe, il ne faut pas qu’on se trompe dans l’analyse puisqu’évidemment ça pourrait avoir de très fortes répercussions de dire qu’un produit marche alors qu’il ne marche pas et inversement.

Animateur [04:32] Qu’est-ce qui vous a poussé justement à finalement récupérer les données des essais cliniques Pfizer et à les analyser puisque à ce moment-là vous aviez vendu je crois votre société ?

Cotton [04:41] Moi j’ai vendu en 2018 mais j’avais une clause de non concurrence de deux ans. Donc pendant deux ans je ne pouvais pas travailler pour l’industrie pharmaceutique ou alors en tout cas pas pour mes anciens clients. Bon après c’est un peu compliqué quand on repart tout seul d’aller prospecter puisque les laboratoires ils ont des services achats, il faut se faire référencer. Donc j’ai dit, je ne cherche même pas à travailler et puis je reprendrai en août 2020, septembre 2020. Et bon, septembre 2020 était un peu en plein Covid, encore un. Et en décembre, les rapports sont sortis. Donc je raconte un petit peu dans mon livre comment j’ai fait presque tout ça un petit peu par hasard finalement, avec des gens à chaque fois qui sont sur mon chemin et qui me demandent de faire des choses que je n’avais pas franchement prévu de faire.

Animateur [05:25] Dès le début du livre, vous vous rappelez qu’un essai clinique est un processus de longue haleine, fruit de plusieurs années de travail. Et vous ajoutez que si certains ont vu dans le développement de ces vaccins ARN messager une prouesse technologique sans précédent, d’autres dont vous faites partie, y ont vu un défi réalisable au prix de petits arrangements avec les normes habituellement en vigueur. En quoi consistent les bonnes pratiques en matière d’essais cliniques et est-ce qu’elles ont été respectées dans le cadre des essais sur les vaccins ARN messager ?

Cotton [05:53] Ah oui, alors ça c’est une vaste question. Donc les bonnes pratiques cliniques, c’est un ensemble de documents de réglementation qui encadrent tous les domaines des essais cliniques. que ce soit l’intervenant qui va faire des prises de sang, que ce soit l’investigateur, c’est-à-dire le docteur qui va recruter des patients dans un essai clinique, tous les intervenants qui vont agir sur son site, tout le personnel qui va travailler sur les essais, ça encadre les logiciels de recueil des données, il faut qu’ils respectent certaines normes. notamment les identifications avec les mots de passe, etc. et la traçabilité, tout étant enregistré, on sait qui a saisi quoi, à quelle heure, tel jour, telle heure, telle seconde, pourquoi la donnée a été modifiée, c’est ce qu’on appelle l’audit trail. Ça encadre les activités de comment on rédige un plan d’analyse, comment on définit les populations d’analyse, c’est-à-dire que quand vous lisez le rapport Pfizer, vous avez différentes populations d’analyse. On dit, on va exclure telle et telle personne. Ça, c’est défini dans les guidelines. En général, on ne se dit pas comme ça, je vais définir telle population. Tout est encadré, ce sont les normes ICH. C’est un consortium auquel a adhéré toutes les agences de santé du monde à peu près. et c’est eux qui maintiennent, qui rédigent ces documents et qui les maintiennent, c’est-à-dire qu’ils les update, qu’ils les mettent à jour régulièrement.

Donc, afin qu’un essai soit valide, il faut que chaque intervenant suive ces normes-là. Dans l’essai Clinique Pfizer, on a un certain nombre de déviations graves par rapport au suivi de ces normes. Là c’est un petit peu compliqué de les expliquer. On va dire que par exemple, en termes statistiques purs, quand vous avez des gens dans cet essai à qui on ne fait pas systématiquement un test PCR, vous ne savez pas si ces gens ont le Covid ou pas. Or l’essai est designé de façon à ne pas faire de test PCR pour tous.

Donc ça c’est un biais statistique, méthodologique majeur. puisque potentiellement vous manquez des cas Covid. Vous voyez, c’est le premier biais que tout biostat ou même statisticien peut voir, c’est-à-dire vous manquez des cas Covid puisque vous ne testez pas tout le monde. Donc ça, c’est un choix méthodologique qui est quelque part erroné. Donc c’est aussi une déviation, parce que quand vous choisissez votre méthode, vous n’êtes pas censé choisir des méthodes qui créent des biais dans les résultats. C’est-à-dire que le biais, c’est quelque chose qui va vous fausser le résultat. Vous choisissez une mauvaise méthode, forcément que vos résultats ne sont pas fiables.

Mais ça encadre également les activités sur le site. Si vous avez des gens, on vous dit que c’est en double aveugle. C’est-à-dire que le médecin ne sait pas ce qu’il donne, le patient ne sait pas ce qu’il prend. comme produit. Et que dans le centre, vous avez des gens qui sont au courant et qui vont le claironner partout dans les couloirs, on n’a pas à divulguer ce qu’a pris le patient. Puisque du coup, ça va fausser la vie qu’on va pouvoir avoir éventuellement sur des liens avec des effets indésirables, l’imputabilité du traitement ou pas.

Donc tout ça est codifié, c’est écrit. Et si vous ne respectez pas cette façon de procéder, vos résultats sont faux. En fait, c’est très très simple. Dans tout métier, il y a des normes à respecter. Si on commence à faire des dosages sanguins en ne respectant pas la façon de doser avec des machines pourries, vous vous rendez bien compte que votre dosage, votre résultat va être faux. C’est exactement pareil pour les résultats des essais cliniques. Ce n’est pas spécifique aux essais d’avoir des normes.

Animateur [09:38] Vous prenez plusieurs exemples sur les différents biais que vous avez constatés. D’ailleurs, vous expliquez notamment que le marqueur principal qui a été retenu par Pfizer BioNTech pour évaluer l’efficacité de la protection de son vaccin, repose sur les anticorps neutralisants et vous soulignez en fait que la mesure de l’évolution de ces anticorps après la deuxième injection finalement est sujette à caution et là vous avez vraiment identifié un biais relativement important.

Cotton [10:09] Oui, un manquement, un grave manquement, on va dire. Quand vous développez un vaccin et que vous dosez les anticorps sur une période aussi réduite que deux mois après la dose 2, alors que normalement un vaccin est censé faire augmenter vos anticorps pour ne pas attraper la maladie ou éventuellement qu’elle soit moins grave quand vous l’avez. Or là, qu’est-ce qu’ils nous font ? Au lieu de multiplier les mesures, ce à quoi on aurait pu s’attendre, puisqu’on est pressé, on va tous mourir, on est dans des confinements, on arrête l’économie, le monde entier est à l’arrêt pour ce fameux Covid, donc normalement vous rajoutez des mesures pour avoir beaucoup de données sur vos anticorps. Et là, qu’est-ce qu’on fait ? On les dose deux mois après la dose 2, et après on les dose plus jusqu’à six mois après la dose 2.

Animateur [10:54] Est-ce que pour vous il est possible que Pfizer finalement ait délibérément omis de mesurer ses anticorps sur cette période de quelques mois pour masquer leur diminution rapide ou est-ce qu’il s’agit d’une simple négligence ?

Cotton [11:10] C’est pas possible à ce niveau-là de faire une telle négligence. Quand on est à ce stade de faire de telles négligences, là c’est grave, il faut changer de métier. puisque vous dosez vos anticorps. Donc, votre courbe, vous partez de zéro. Il n’y a pas d’anticorps avant d’avoir pris le vaccin. Donc, vos anticorps, ils montent. Et puis là, on constate qu’ils baissent un petit peu. Sur les singes, la publication sur les singes, on le constate aussi.

Animateur [11:34] C’est l’étude pré-clinique.

Cotton [11:35] Pré-clinique sur les singes. Donc, ça vous fait ça. Et hop, ils redescendent un peu. Et là, vous ne dosez pas. Comme c’est bizarre. Surtout qu’on sait depuis décembre 2020 qu’ils étudiaient un boost. qu’ils envisageaient d’étudier un boost.

Animateur [11:53] Donc une troisième dose.

Cotton [11:54] Voilà, une troisième dose en cas de baisse de l’immunité.

Animateur [11:59] Vous expliquez aussi que l’efficacité des 95% qui a été annoncée par Pfizer-BioNTech fin 2020 ne signifiait pas que 95% des personnes étaient immunisées d’une part et d’autre part qu’elles portaient uniquement sur les cas Covid symptomatiques légers ou modérés, donc là aussi confirmés par test PCR comme vous l’avez rappelé. Quelle était l’efficacité de ce vaccin, du coup, tous cas Covid confondus, c’est-à-dire légers, modérés et cas graves ?

Cotton [12:29] Alors ça c’est un résultat qui n’a pas été fourni par le laboratoire. Si on veut savoir qui a eu le Covid pendant l’essai ou qui ne l’a pas eu, on peut le savoir grâce aux documents rendus publics puisque là ils ont libéré, sur décision judiciaire, des documents, il y a du texte, il y a ce qu’on appelle des données individuelles, c’est-à-dire des listings patients. Et on a aussi des fichiers spécifiques qui sont des tables SAS.

Donc c’est le logiciel d’analyse qui a été utilisé pour faire cette analyse par le personnel qui a fait les analyses intermédiaires. et que j’ai appris à utiliser en 1993. Ça ne me rajeunit pas. Et que je n’ai jamais arrêté vraiment d’utiliser puisque j’aime beaucoup programmer. Je suis une vraie… Pas geek, mais pas loin. Et donc, je n’ai jamais arrêté d’utiliser ce logiciel-là. J’ai récupéré ces bases de données et grosso modo, on arrive à peu près à reproduire le résultat. Je dis grosso modo parce que la base de données elle aussi elle doit respecter normalement un format. qui est standard. Et quand on voit ces fichiers, c’est l’une des bases de données les plus pourries que j’ai vues de ma vie.

Donc même au niveau de la base de données, c’est franchement pas bien fait. Donc on arrive à peu près à reproduire. Donc on les programme. Et là, on peut savoir qu’il y a eu le Covid ou pas sur la base d’un critère, qui est la sérologie antinucléocapside. Donc ça, ça vous dit, vous avez cette mesure de sérologie qui est faite régulièrement. qui est mesuré, surprise de sang, donc on dose des anticorps, et cette sérologie elle vous dit qui a eu le Covid ou pas. Et quand vous recalculez l’efficacité sur la base de ce critère-là, vous êtes autour de 55%.

Donc c’est-à-dire qu’au mois de décembre 2020, quand ils sortent leurs critères, 95% d’efficacité qui est donc cas légers, symptomatiques, légers ou modérés, confirmés par test PCR, comptabilisé à partir de 7 jours après la dose 2. Si vous ne regardez pas ça, vous regardez juste qui a eu le Covid ou pas, placebo versus vaccin, vous êtes à 55. Pourquoi ce résultat n’est pas dans le rapport clinique ? Dans la vraie vie, on a bien dosé des cas, quand les gens sont allés se faire tester. Les vagues, c’était des cas, ce n’était pas des cas Covid, symptomatiques, légers ou modérés, confirmés par test PCR, puisque c’est sur la base des tests qu’on faisait les cas. Vous aviez des tas de gens asymptomatiques. Dans ceux qui allaient se faire tester tous les jours, ça faisait des cas et ça créait une épidémie, une pandémie. Or là, dans les essais cliniques, on ne compte pas tous les cas, puisque les asymptomatiques, on ne les regarde pas. Donc vous obtenez un résultat qui n’est pas du tout ce qui a été observé dans la réalité, puisque vous avez plein de cas dans la réalité que vous n’avez pas dans les essais cliniques.

Animateur [15:26] D’autant que l’un des principaux arguments qui a été avancé par les pouvoirs publics dès le début des campagnes de vaccination, c’était que justement ces vaccins protégeaient des formes graves.

Cotton [15:36] Oui, alors là c’est pareil, quand on reprend vraiment les résultats de décembre 2020, il n’y a aucune démonstration statistique, on va dire, preuve statistique qu’il y a un effet sur les formes graves. Pour la bonne raison qu’il n’y en a pas eu assez dans l’essai clinique pour prouver une différence entre le placebo et le vaccin. vous avez un cas sévère pour le vaccin et trois pour le placebo, et à chaque fois sur 18 000 personnes. Donc sur 36 000 à peu près participants à l’essai, vous avez quatre cas sévères. Donc il a été impossible dans l’essai de démontrer une quelconque efficacité du vaccin sur les cas sévères. C’est statistique, en fait je vais dire c’est blanc, c’est noir.

Animateur [16:21] Est-ce que les analyses qui ont été faites par Pfizer à plus long terme, après six mois notamment, qui ont été mises à jour, permettent de démontrer de meilleurs résultats ?

Cotton [16:30] Alors, l’analyse à six mois, oui, je crois qu’il prouve une efficacité. Mais comme moi, j’ai démontré que ces critères ne sont pas valables dans leur mode de report et dans leurs mesures, puisque c’est ces fameux biais méthodologiques qu’on observe, quand vous avez des gens sous placebo, dès qu’il a les symptômes, vous le testez. Vous avez des gens sur vaccins, vous les testez beaucoup moins, vous diminuez des cas.

Donc, vous créez un biais. C’est comme ça qu’on crée des biais. C’est-à-dire qu’on introduit des éléments qui vous faussent le nombre de cas observés. Donc votre résultat, qu’est-ce qu’il vaut à la fin ? Que ce soit les cas sévères, les cas légers ou modérés, le résultat ne vaut plus rien. C’est pour ça que quand j’ai écrit cette expertise sur l’essai clinique Pfizer en regard des bonnes pratiques cliniques, j’ai demandé un audit, un audit de tous les centres participants de tous ceux qui ont recruté les patients, pour vérifier à chaque fois que le patient appelait le centre en disant « j’ai des symptômes », Est-ce qu’il avait été rappelé ? Est-ce qu’on a fait le test PCR ? Pourquoi on ne l’a pas fait ? Vous créez des biais. Et ça, on peut vérifier vraiment s’il y a fraude ou pas. C’est pour ça que moi, depuis le début, je ne parle pas de fraude, je demande un audit. Et la fraude, elle sera avérée quand on aura fait l’audit, par des gens évidemment compétents et indépendants.

Animateur [17:49] Vous évoquez aussi dans votre livre les accusations portées par Brooke Jackson, ex-directrice régionale de la société Ventavia Research Group, qui a travaillé sur les phases 2 et 3 de l’essai clinique Pfizer-BioNTech et qui fait état de plusieurs violations des bonnes pratiques cliniques. Une affaire qui concerne je crois trois sites qui ont inclus un peu plus de 1000 participants sur les 44 000 à travers le monde. Le témoignage de Brooke Jackson est-il de nature à jeter la suspicion sur l’ensemble de ces sites qui ont participé à l’essai Pfizer-BioNTech voire à remettre en question les résultats de l’ensemble de l’essai ?

Cotton [18:24] C’est évident. Parce que si ces sites-là ont été gérés de cette façon, il n’y a aucune raison que ça a été mieux fait dans les autres. Et c’est surtout qu’on a quasiment, on sait qu’en Argentine, on a énormément de problèmes dans la gestion du site, dans la gestion des participants. Et avec cette affaire de Augusto Roux, cet avocat qui a failli mourir pendant l’essai clinique et qui n’apparaît pas dans les résultats, et qui fait un foin monumental partout parce que lui veut faire reconnaître la fraude puisque ces données ont été transformées. C’est-à-dire que non seulement on n’a pas reporté tel que qu’il avait eu une myocardite ou péricardite, mais des analyses de sang absolument déplorables, il était vraiment entre la vie et la mort le garçon. Et ça, ça n’apparaît pas dans les résultats.

Donc lui, il veut qu’on reconnaisse une fraude. Et le centre argentin, il est très important puisque c’est un hôpital militaire. En Argentine, il n’y a eu qu’un seul centre qui a recruté des patients. C’est cet hôpital militaire à Buenos Aires. Et ce centre a recruté à lui seul 5 700 participants. Donc vous voyez le biais méthodologique majeur que ça introduit. Si dans ce centre-là, vous avez des résultats d’efficacité complètement faux, des résultats de tolérance complètement faux. Vous en avez 5 700 sur les 36 000 résultats qui auraient été fournis en décembre 2020. Donc ça, c’est évidemment un centre à auditer de toute urgence. Et d’ailleurs, les agences auraient dû se précipiter à faire un audit suite à cette affaire au Gustourou, qui a quand même alerté toutes les agences de santé du monde. Or, qu’est-ce qui se passe ? Rien.

Animateur [19:56] Donc en fait ce que vous dites c’est que finalement il suffit qu’il y ait des violations, des bonnes pratiques qui soient identifiées sur un seul site pour que finalement on puisse se poser la question de… Ah ben là du coup on sait déjà que ça fait 4 sites, donc Ventavia ça fait 1000 patients, les autres ça fait 5700, ça fait déjà près de 7000 personnes. Montavia, c’était aux Etats-Unis.

Cotton [20:16] C’est aux Etats-Unis. Après, il y a l’affaire Mady de Garé chez les adolescents. Ça, c’est encore un autre site puisqu’elle aussi fait un désirable très grave non reporté tel quel dans le rapport clinique, ni dans la base de données, ni dans le rapport clinique. Donc, tolérance fausse. Ça commence à faire du monde. Et non seulement quand on sait qu’on a des centres qui potentiellement ont mal travaillé, ce qu’on peut faire en statistique, c’est réanalyser les critères sans ces centres-là, rien ne nous empêche. En disant qu’on a une suspicion par exemple de fraude sur tel et tel centre, on exclut ces centres de l’analyse. Or, dans le rapport, aucun résultat n’est fourni sans ces centres. C’est quoi qui les a empêchés de faire ça, ces trois lignes de programmation ?

Animateur [20:59] Vous expliquez aussi dans votre livre que les flacons de vaccins fabriqués ne contiennent pas les mêmes ingrédients que ceux de l’essai clinique puisque Pfizer a modifié son processus de fabrication diminuant notamment la part d’ARN, qu’on appelle l’ARN intègre. Et vous soulignez que si les agences de santé sont normalement censées procéder à des contrôles qualités pour vérifier que les flacons sont bien conformes à ce qui avait été annoncé par le fabricant au moment de l’obtention des AMM, Finalement, aucune information n’a été pour le moment rendue publique concernant d’éventuels contrôles qui auraient pu être réalisés.

Cotton [21:32] Alors sur le site de la NSM en France, donc l’Agence de Santé, ils disent qu’ils font des contrôles. Par contre, on n’a jamais vu de compte rendu de contrôles.

Animateur [21:40] Est-ce que c’est une pratique habituelle finalement de modifier le process de fabrication ?

Cotton [21:44] Tout. D’ailleurs, ça avait été un point bloquant pour l’Agence européenne qui avait donc tardé à donner son autorisation puisqu’entre le moment où les États-Unis, la FDI, a donné la base, c’est l’autorisation d’urgence. Et nous, en Europe, c’est l’autorisation de mise sur le marché conditionnelle. Conditionnelle, condition, c’est une urgence sanitaire pour laquelle on n’a pas d’autres traitements, etc. C’est pour ça que c’est conditionnelle. s’il y avait eu d’autres traitements, il n’y aurait pas eu de vaccin.

Animateur [22:14] Vous expliquez aussi que concernant les chiffres qui ont été annoncés sur le freinage de la transmission, en fait ces chiffres ne provenaient pas des essais cliniques mais d’études réalisées directement sur les populations, donc des études dites observationnelles ou en vie réelle, souvent en rétrospective et dont le niveau de preuve scientifique est beaucoup plus faible que celui des essais scientifiques.

Cotton [22:37] Ben oui, parce que s’il nous suffisait de faire des études en vie réelle pour mettre des produits sur le marché, ça ferait longtemps qu’on ne ferait plus d’essais cliniques. Donc c’est dans le guide de la HAS, des niveaux de preuves, études sur base de données rétrospectives, c’est-à-dire des patients qu’on ne recrute pas spécifiquement pour l’occasion, sinon c’est du prospectif. Donc, on va prendre des bases de données qui sont plus ou moins complètes, avec des données plus ou moins manquantes, et vous allez faire votre statistique là-dessus. Dans l’industrie pharmaceutique, moi, des analyses comme ça, je n’en ai jamais fait. Sur peut-être plus de 1000 projets que j’ai gérés, puisque je n’ai pas géré que des essais cliniques, j’ai géré aussi des études post-études sur le marché, des études observationnelles, ce qu’on appelle observationnelles. Et c’était… Allez, peut-être j’en ai géré trois. C’était que du prospectif, c’est-à-dire que vous recrutez les gens pour l’occasion. Comme ça vous maîtrisez les données que vous voulez. Donc quand vous ne les avez pas, vous essayez de les obtenir. Et vous avez des gens qui sont à peu près dans les mêmes conditions. Donc évidemment que les chiffres qui sont obtenus d’études rétrospectives, ils n’ont absolument pas le même niveau de preuve que des résultats d’essais cliniques.

Animateur [23:54] D’ailleurs vous vous rappelez aussi dans votre livre que depuis 1995, le groupe Pfizer a été mis en cause dans une quarantaine d’affaires condamnées à verser environ 6,5 milliards de dollars d’indemnité, notamment dans le cadre de fraudes scientifiques, d’essais cliniques sauvages, corruption de décideurs, diffusion d’informations mensongères. Et vous ajoutez qu’il ne s’agit plus de cas isolés, mais finalement d’une véritable culture d’entreprise, voire un mode de fonctionnement et une stratégie délibérée.

Cotton [24:21] Bah oui, dormez bien, braves gens, Pfizer s’occupe de votre santé. C’est très simple, colluge disait, quand on pense qu’il suffirait que personne n’achète pour que ça se vende pas. Bon bah moi c’est ma phrase, c’est gravé au-dessus de mon lit. Donc bon, après c’est à chacun aussi de se renseigner.

Animateur [24:39] Et selon votre expérience justement avec les laboratoires pharmaceutiques, est-ce que certains grands laboratoires pharmaceutiques peuvent éventuellement inclure, provisionner.

Cotton [24:50] Je ne peux pas répondre à cette question. Ça, ce n’est pas de la statistique. Moi, de mon expérience, je l’ai toujours dit, je n’ai rencontré dans ce milieu que des gens sérieux qui travaillaient selon les bonnes pratiques cliniques. Je ne sais combien d’audites par des services d’audit qui ont été d’une rigueur absolue, qui fouillaient tout, comment on validait nos programmes d’analyse, comment on validait notre nettoyage des données. Je n’ai jamais rencontré de personne qui m’a demandé de falsifier le moindre résultat et où je me suis dit que ces gens sont des corrompus. Jamais. En 23 ans.

Donc s’il y a des gens qui font des malversations, ce ne sont pas les opérationnels qu’on rencontre sur le terrain. Ça se passe à un autre niveau. Donc c’est pour ça qu’il faut que le personnel de l’industrie pharmaceutique prenne connaissance de mon travail, puisqu’on m’a suspendu mon compte LinkedIn et donc j’ai perdu contact avec beaucoup de mes contacts, mes anciens collègues entre guillemets, ou clients, parce qu’on n’a pas le temps de lire les essais Pfizer quand on travaille dans l’industrie pharmaceutique. Moi si je n’avais pas vendu, je n’aurais jamais eu le temps de dire tout ça. et encore moins d’écrire un rapport sur le sujet.

Donc ces gens n’ont pas pris connaissance réellement. Il y en a quelques-uns avec qui j’ai discuté qui eux ont vu tout de suite notamment le fameux biais de ne pas tester tout le monde dans les séquliniques, qui est un biais STAT majeur. Donc ça, tout statisticien vraiment peut s’en apercevoir. Mais ils n’ont pas eu le temps de lire les docs en détail. Donc il faut que le monde de l’industrie pharma prenne connaissance de tout ça puisque, en fait, si on laisse, si on reproduit cette façon de fonctionner, c’est-à-dire des essais bâclés en très peu de temps avec des méthodes foireuses, on va avoir sur le marché, à partir de maintenant, que des produits potentiellement inefficaces voire toxiques. puisqu’ils n’auront pas été testés dans des conditions permettant d’être sûrs de l’efficacité ou de la tolérance. Et là on va vers ça, c’est-à-dire les essais accélérés. ça va se développer.

Donc ça, les essais accélérés, ça veut dire quoi quand vous travaillez pour l’industrie pharma ? Vous avez des équipes, vous avez un produit, un développement clinique qui dure 5 ans, 10 ans, là maintenant il va durer un an. Vous croyez pas qu’ils vont enjicler la moitié du personnel de l’industrie pharma ? Donc il faut pas que ces gens justement qui travaillent sérieusement laissent faire. Il faut qu’ils défendent leur job là, parce que là ils sont en train de scier la branche dans laquelle ils sont assis. Ça va leur faire mal quand ils vont tomber.

Animateur [27:27] Et est-ce que vous pensez justement qu’en validant le développement éclair de ces vaccins anti-Covid, en fournissant des autorisations de mise sur le marché, les agences de santé du monde entier ont ouvert une forme de boîte de Pandore finalement ?

Cotton [27:40] Oui, complètement. C’est exactement ce que j’ai écrit. La boîte de Pandora. C’est-à-dire que là, on fait ces développements accélérés et on n’est plus du tout sûr de la sécurité pour les personnes qui vont prendre les traitements, ou que ce soit des traitements ou des vaccins d’ailleurs, ou des thérapies géniques, à les trafiquer dans la RN, la DNA ou je ne sais quoi. Donc on n’est plus du tout sûr de la sécurité des produits.

Animateur [28:07] Alors vous avez évoqué tout à fait tout à l’heure l’affaire Madhid Garey, cette jeune Américaine d’une douzaine d’années qui a participé à l’essai clinique pédiatrique de Pfizer aux Etats-Unis et qui a souffert de graves effets indésirables, qui n’ont pas tous été reportés dans le rapport final.

Cotton [28:23] C’est important pour l’AstraZeneca, c’est Brian Dressen. Donc il ne faut pas se dire que les autres vaccins, du coup l’AstraZeneca, le Janssen, on ne risque rien, ce n’est pas vrai. C’est au moins aussi toxique que les autres. Donc voilà, moi je ne me focalise pas sur les vaccins ARN messager. J’ai pris Pfizer parce que c’était le plus administré. Mais j’aurais pu faire exactement la même analyse sur le Moderna, qui est aussi un ARN messager. Mais les autres, quand on voit aussi les dégâts en termes d’effets indésirables, évidemment il y a moins de personnes touchées puisqu’ils ont été moins administrés. Donc, on a l’impression qu’il y a moins d’effets indésirables sur ces gens, mais pas du tout. C’est au moins aussi grave. Si c’est pas plus, d’ailleurs.

Animateur [29:03] Brian Anderson, c’est une autre victime d’effets indésirables graves.

Cotton [29:07] Alors, dans l’essai clinique. C’est-à-dire qu’elle a participé à l’essai clinique AstraZeneca et elle a souffert de multiples symptômes neurologiques ou elle a envisagé même de mettre fin à ses jours. Mais moi, j’en ai régulièrement au téléphone qui me disent qu’ils veulent mettre fin à leurs jours. C’est terrible ce qui arrive aujourd’hui aux victimes.

Animateur [29:28] Vous relayez plusieurs témoignages dans votre livre de ces victimes. Beaucoup d’entre elles font part de leur désarroi, de leur détresse face à la prise en charge de la part des médecins qu’elles sont allées consulter, dont elles soulignent le manque de bienveillance, le fait que beaucoup se refusent à envisager un lien éventuel avec le vaccin. voire affirme qu’elle souffre de problèmes psychiatriques ou d’hypocondrie. Est-ce que vous avez le sentiment qu’il y a une forme de déni, finalement, sur cette question des effets indésirables ?

Cotton [29:58] Je crois que c’est clair, ouais. C’est le pire de tout. C’est-à-dire que non seulement on ne les soigne pas, mais en plus on leur dit qu’ils sont fous. Et ça, c’est… Pour les victimes, c’est le pire de tout. Donc c’est pour ça que je leur parle beaucoup, parce qu’ils n’ont personne à qui parler. Souvent. Et dans leur propre famille, ils se trouvent isolés. J’en ai eu une cette semaine au téléphone, c’est absolument dramatique ce qu’il arrive à cette fille. On ne sait pas comment vraiment aider. Et la famille est au bout du rouleau, parce que quand on a, je sais pas, 30, 40 symptômes, qu’on ne peut plus sortir de son lit, qu’on se vide toute la journée, qu’on boit 7 litres d’eau, qu’on ne peut plus manger, à quoi ? Même pas 40 ans. C’est absolument dramatique ce qu’il arrive à ces gens et en fait c’est vraiment pour eux que j’ai écrit ce bouquin parce que j’avais pas l’intention d’écrire un livre. Je pensais que j’en avais assez fait et qu’il y avait assez de livres sur le marché pour pas rajouter ma prose à tout ce qui existait déjà.

Mais quand on m’a proposé ce livre-là avec des témoignages victimes, c’est pour eux que je l’ai écrit, parce qu’il faut absolument qu’on arrête d’être dans le déni de ces gens, parce que certains sont en train d’agoniser chez eux. Je l’ai dit x fois, je l’ai dit aux sénateurs, je l’ai dit partout où je suis passée, il y a des gens qui agonisent chez eux dans l’indifférence générale. Et ça, c’est insupportable.

Animateur [31:24] Est-ce que vous, selon vous, certains de ces effets indésirables graves ont été prévisibles ?

Cotton [31:32] Oui, ils étaient prévisibles puisqu’on a des gens qui, dès octobre 2020, ont toute une liste d’événements potentiels à surveiller et on trouve encore ces présentations qui sont disponibles publiquement et donc qui ont été présentées sur la chaîne YouTube de la FDI. Donc on a toute une liste de gens qui avaient identifié un certain nombre d’effets indésirables potentiels à surveiller. Et dans cette liste, qu’est-ce qu’on retrouve ? Est-ce qu’on observe aujourd’hui dans la réalité ? Des mocardites, péricardites, des problèmes de coagulation du sang, des thromboses, des problèmes neurologiques, vraiment une ribambelle de problèmes neurologiques invalidants, des gens qui ne peuvent plus travailler, qui ne peuvent plus sortir de chez eux.

Donc ils se retrouvent dans des problèmes financiers, qui ne peuvent plus commander des choses pour se soigner, donc qui essaient de se débrouiller tout seul, qui se rapprochent d’autres victimes qui sont en train d’agoniser comme eux. Parce que tout le monde s’en fout en fait. Et dans les hôpitaux, quand ils vont aux urgences une fois, deux fois, dix fois, on les prend même plus au sérieux. Mais où est-ce qu’il faut qu’ils aillent en fait ? Donc il faut monter des centres pour soigner ces gens, c’est impératif.

Animateur [32:48] et quelles sont justement les conditions nécessaires pour qu’un effet indésirable soit reconnu comme tel au niveau global et au niveau individuel ? Et à partir de quel moment les autorités de santé peuvent décider de suspendre finalement l’utilisation d’un produit au regard justement des données remontées par l’affaire d’incovigilance ?

Cotton [33:04] Alors vous avez les médecins qui déclarent, qui ont l’obligation normalement de déclarer les effets indésirables, ce que beaucoup ne font pas. Alors soit par manque de temps, soit parce qu’ils se disent il n’y a pas de lien donc on ne le fait pas. On ne leur a pas demandé d’établir le lien, on leur a demandé de déclarer. Ce n’est pas à eux d’établir le lien. Donc il y a des victimes qui le font elles-mêmes puisque les médecins ne veulent pas le faire. Une fois qu’on a toutes ces déclarations, il y a des calculs de signaux par les autorités, par la pharmacovigilance. Sur la base de ces signaux, on va dire s’ils sont confirmés, potentiels, etc.

Mais ce n’est pas parce que vous avez des gens qui ont une pathologie qui a été classée en signal que pour lui, c’est forcément imputable. Ça se fait au cas par cas. Donc il faut relancer les services de pharmacovigilance pour savoir où en est le dossier, demander l’imputabilité. Quand vous avez des cas, on le voit dans le témoignage des gens, c’est pareil, l’imputabilité c’est quelque chose d’extrêmement difficile à obtenir. Puisque plus vous avez de cas imputables et plus le produit est avéré toxique. Et plus vous avez des raisons de l’arrêter. Donc il y a tout intérêt à ce qu’il y ait très peu de gens dont l’imputabilité a été reconnue.

Animateur [34:13] Alors si je comprends bien, c’est-à-dire que d’une part en fait, pour qu’une agence de santé puisse déclarer que tel ou tel effet indésirable est bien lié à un produit de manière globale, il faut qu’il y ait une masse finalement de signalement suffisamment important, c’est une question statistique entre guillemets. Et par contre au niveau individuel, pour toutes les personnes qui souffrent de ce potentiel effet indésirable, là c’est encore un autre processus où on va regarder au cas par cas si effectivement cet effet est bien associé au vaccin.

Cotton [34:43] Bon après, ça aide évidemment d’avoir l’imputabilité pour une encéphalite post-vaccinale. Quand ça a été reconnu, c’est listé dans la liste des effets indésirables. Si vous avez la pathologie hyper rare que personne n’a, ça va être encore plus dur pour vous d’avoir l’imputabilité.

Animateur [35:00] Vous pointez d’ailleurs du doigt dans votre livre les délais parfois significatifs dont la prise en compte par les autorités sanitaires de certains effets indésirables identifiés par Pfizer ou Moderna et intégrés dans les mises à jour de leur plan de gestion des risques.

Cotton [35:13] C’est un document rédigé par les laboratoires pour certains produits, les plans de gestion des risques. Le premier date forcément du moment où le produit sort sur le marché, ou l’autorisation d’urgence aux Etats-Unis décembre 2020. Et ensuite, au fur et à mesure qu’il y a des risques qui sont avérés, on va dire des signaux qui sont confirmés, le laboratoire met à jour ce fameux plan de gestion des risques. Donc les risques qu’on constate, les effets indésirables, mais aussi ce plan, il comporte les données manquantes. Et c’est là où on a, depuis le début, qu’est-ce qu’on a en données manquantes citées dans ce plan, ce sont toutes les populations sur lesquelles on n’a pas de résultats. les femmes enceintes ou aléatantes, les patients immunodéprimés, les patients avec comorbidité, patients fragiles avec comorbidité. C’est là-dedans qu’on a écrit qu’on ne sait pas quelle est la durée de la protection, qu’il n’y a pas eu d’essai sur l’interaction avec d’autres vaccins. Donc ça veut dire que quand vous donnez des produits à ces profils-là, vous leur donnez sans aucun résultat d’essai clinique.

Animateur [36:16] Puisque d’ailleurs vous évoquez la vaccination des femmes enceintes, l’Agence européenne des médicaments et l’OMS estiment qu’elles font partie du groupe de priorités élevé, leur recommande de se faire vacciner, point de vue partagé par l’Agence nationale de sécurité du médicament en France, qui indique que la pharmacovigilance n’a identifié aucun signal chez les femmes enceintes et allaitantes à ce jour, et que les données cliniques actuelles ne mettent pas non plus en évidence de risque pour la femme enceinte et le futur enfant, dans le cas des vaccins ARN messager. Qu’est-ce que vous en pensez ? Quelle est la fiabilité de ces données auxquelles se réfère la NSM ?

Cotton [36:50] C’est toujours pareil, vous faites courir des risques aux gens. Et ça, de toute façon, c’est avéré par la suite. Il y a des publications scientifiques qui sont sorties que vous avez cette protéine spike qui va partout dans le bébé. D’ailleurs, vous faites courir des risques. Et puis la question, c’est est-ce qu’on leur dit, quand elles vont se faire vacciner, qu’il n’y a pas de résultat d’essais cliniques ? Est-ce qu’on leur donne l’information ? Moi, depuis le début, je ne dis pas ne vous faites pas vacciner. Ce que je veux, c’est qu’il y ait une information complète. C’est aux gens de prendre leurs responsabilités. Moi, je n’ai rien à dire au niveau conseil. Moi, je fais ce que je veux pour ma santé. Chacun fait ce qu’il veut pour la sienne.

Mais il faut qu’il soit en mesure d’établir son rapport bénéfice-risque. Si mon risque est très élevé d’avoir des effets indésirables, par exemple, parce que j’ai des antécédents sur telle ou telle chose et que mon bénéfice d’attraper le Covid et de finir aux urgences est d’en mourir, et ma probabilité est très faible, je ne vois pas quel est mon intérêt à me faire vacciner. Donc, est-ce que les gens ont eu les bonnes informations pour pouvoir prendre leurs décisions ? Or là, dans ce que j’ai entendu dans les médias depuis le début, on oublablate tout un tas d’infos qui ne sont pas les infos des essais cliniques.

Animateur [38:07] Comment vous expliquez le fait qu’on n’a connaissance d’aucun bio statisticien dans les médias ?

Cotton [38:14] Vous n’aviez pas invité un biostatisticien en janvier 2021 qui allait vous dire qu’il n’y avait pas d’effet démontré sur les cas sévères, pas d’effet démontré sur les plus de 75 ans et que vous aviez toute une liste de personnes sur lesquelles on n’avait aucun résultat, alors que c’était les personnes prioritaires pour aller se faire vacciner. C’est-à-dire comment se couper l’herbe sous le pied. C’est évident. De toute façon, c’est pas bien compliqué. Ceux qu’on invite le moins, c’est ceux qui dérangent le plus. Là, ça fait un petit moment que je bataille, ça fait deux ans et demi que je travaille là-dessus. Je commence à avoir une très bonne idée de pourquoi certains on les invite et pourquoi des autres on les invite pas. Mais c’est pas grave.

Animateur [38:51] À la fin de votre livre, vous déplorez finalement une forme de délitement de la pratique du soin, de déshumanisation de la médecine avec des patients qui sont parfois réduits à de simples chiffres. Vous soulignez d’ailleurs que les statistiques ont sûrement une part de responsabilité dans cette révolution. de ce que vous qualifiez d’une évolution vers une industrie de la maladie en lieu et place d’un système de santé. Et vous ajoutez qu’au-delà de la question des vaccins ARN messager, nous faisons face à un choix de vie et un choix de société. Quels sont les principaux enseignements que vous tirez de cette crise sanitaire ? Qu’est-ce qu’elle dit de notre société ?

Cotton [39:32] Moi, ce que j’en déduis aussi de ma propre vie, puisque je raconte un petit peu ma vie, donc ce n’est pas un livre qui est ennuyeux à lire, C’est l’un des moyens que j’ai trouvé pour le rendre plus sympathique, on va dire. Parce que c’est que de toute façon, vivre dans la peur, on va s’empêcher de vivre par peur de mourir. Ils ont qu’à se pendre tout de suite, c’est pas la veine. Donc bon, si on doit tout faire par peur, se piquer tous les mois parce qu’on a peur de ci ou qu’on a peur de ça, bon, moi, c’est pas ma façon d’envisager la vie.

Donc là, c’est pareil, c’est chacun fait comme il peut avec ce qu’il a. Là, on en est presque à un tournant, parce qu’on a ces essais cliniques qui sont en train de basculer dans la poubellisation. Je le dis, c’est la poubellisation de la recherche. La recherche clinique est en voie de poubellisation. C’est ça. Donc maintenant, il y a des tas de choses à faire aussi pour ne pas être malade. Moi qui fume, par exemple, si demain j’ai un cancer du poumon, je ne m’en prends qu’à moi. Je ne vais pas mettre la faute, donc je ne vais pas prendre des tonnes de médicaments aujourd’hui. Par exemple, pour éviter un cancer du poumon, j’ai qu’à arrêter de fumer. Vous voyez ?

Donc il faut que chacun reprenne ses responsabilités aussi. Vous avez tout un tas de maladies qui peuvent être en prévention, qui peuvent être évitées. Donc il faut changer de comportement. Il faut que chacun reprenne ses responsabilités et arrête de mettre son pouvoir dans les mains des autres. Il faut que chacun reprenne son pouvoir. Donc voilà, moi je ne suis pas quelqu’un qui met mon pouvoir dans les mains des autres. Le pouvoir m’appartient. Personne n’a à me dire ce que j’ai à faire de ma propre vie ou de ma santé. C’est presque un choix, je ne dirais pas philosophique, mais bon, ça a été la facilité de remettre le pouvoir dans les mains des autres. On nous dit ce qu’il faut qu’on mange, qu’est-ce qu’il faut qu’on prenne comme médicament, on nous dit comment il faut s’habiller, puis quoi encore ? On va me donner des horaires pour aller au WC aussi bientôt. Non, mais bon.

Aujourd’hui, toutes les informations sont disponibles facilement partout. La preuve, c’est que moi je les ai trouvés. Alors c’est vrai que tout le monde n’était pas capable de lire ces documents, de les interpréter. Ça, c’est plus compliqué. Mais je veux dire, l’information est disponible pour tout et n’importe quoi aujourd’hui. Donc si on veut s’informer sur quelque chose, on peut. Donc il faut arrêter de penser que le médecin détient la vérité. La preuve, c’est que les médecins, visiblement, ils n’ont pas beaucoup lu les documents. Je ne sais même pas s’ils ont lu les plans de gestion des risques. peut-être que s’ils avaient été moins payés pour injecter, j’aurais plus eu. Je ne sais pas.

Animateur [42:21] Et quel regard j’ai justement à vous porter sur l’impact que pourrait avoir cette crise sanitaire sur la parole des médecins et la parole scientifique auprès de l’opinion publique ?

Cotton [42:31] Là, c’est compliqué parce que là, tant qu’on fait face à une espèce de censure qui ne donne pas la parole à des gens comme moi, mais qui continuent d’inviter ce que j’appelle les experts sans expertise, c’est des gens, ils n’ont jamais travaillé dans le milieu, ils ne comprennent strictement rien, mais alors eux, on leur donne la parole. Mais là encore, c’est à chacun de s’informer, on n’est pas obligé aussi de regarder BFM TV toute la journée. C’est un problème de responsabilité. Moi je pense que si on a ce problème-là depuis très longtemps, on a renoncé à prendre nos responsabilités. On a tronçonné dans les entreprises, on a fait des chefs, des sous-chefs, des machins. C’est plus la faute de personne et ça, ça fait un moment que ça dure.

Alors c’est quelque chose qu’on observe pas dans les PME puisque moi en tant que patron, la responsabilité était sur mes épaules. La responsabilité du travail mal fait, la responsabilité de trouver des contrats, la responsabilité de gérer, Donc on assume l’entière responsabilité de tout ce qu’on fait. On va pas dire que c’est la faute de quelqu’un d’autre. Moi, si ma boîte elle coule, c’est de ma faute, point barre.

Alors c’est la faute, on va dire, du milieu qui est pas favorable. Il y a des facteurs, évidemment. Mais j’ai ma part de responsabilité là-dedans. C’est que j’ai pas anticipé. Il faut que chacun reprenne ses responsabilités. Et évidemment que quand on prend ses responsabilités, on peut se, entre guillemets, tromper. Donc il faut assumer ses choix. Aujourd’hui du coup, on se retrouve dans des situations où il y a énormément de gens qui ont perdu confiance dans les autorités de santé, qui ont perdu confiance dans ce qu’on nous raconte à la télé, dans les journalistes, dans les experts sans expertise. Et donc du coup, si vraiment demain on avait une vraie menace nationale, on va dire avec un virus très virulent, avec un vaccin pour le coup développer correctement, Mais qui aujourd’hui va croire qu’on peut croire qu’il faut que c’est bien et qu’on peut les faire vacciner ? C’est un vrai problème ça, du coup.

Mais j’ai alerté les sénateurs, les députés, la NSM sur ce sujet. Et le fait de décrédibiliser les victimes aussi, de les faire taire, de les censurer, de ne pas les prendre en compte, ça fait perdre de la crédibilité aux agences de santé. Dès l’instant où tous ces gens auront perdu toute crédibilité, ils pourront nous raconter n’importe quoi, plus personne n’écoutera ce qu’ils ont à dire. C’est très dangereux. D’où l’intérêt de refaire des essais cliniques comme il faut, comme on les faisait avant, parce que ça permettait d’avoir des produits fiables sur le marché. Or là, qu’est-ce qu’ils ont choisi de faire ? Pas du tout. On va encore accélérer le développement. Donc demain, qui va croire encore que s’ils nous sortent la maladie ou le virus lambda et qu’on a le vaccin bidule, qui va croire que ce vaccin est bien pour ça et qui va le faire ? C’est un vrai problème. Mais j’ai alerté l’État sur ce sujet-là.

Animateur [45:25] On a eu un procès qui s’est ouvert en Allemagne ces derniers jours contre BioNTech, un procès intenté par des victimes des faits indésirables. Quel regard vous portez sur ces actions en justice ?

Cotton [45:34] Il faut multiplier ça, évidemment. Nous, on avait été les premiers en France, avec la plainte pour empoisonnement, plainte contre X. où mon rapport est figure dans cette plainte avec d’autres rapports d’expertise. Et bon, pour le moment, c’est classé, c’est en appel. Puisque quand vous avez un essai clinique qui est mal fait, du coup, les contrats qui ont été signés, où les laboratoires se dédouanent de l’indemnisation des effets indésirables, ça devient quoi ? Normalement, les autorités commandent les produits sur la base de résultats fiables. Maintenant, si c’est pas fiable, qu’est-ce qu’on fait ? On revoit les contrats, on fait payer au laboratoire tous les effets indésirables ? Moi, c’est ce que je ferais. Je ferais payer tous les effets indésirables au laboratoire pharmaceutique.

Animateur [46:27] Alors, peut-être, pour conclure, quel est le point le plus important que nos auditeurs devraient retenir de cet entretien, selon vous ?

Cotton [46:36] Le point le plus important, c’est qu’il faut faire marcher son cerveau. Au bout d’un moment, il faut arrêter de croire, il faut vérifier. C’est ce que j’ai écrit. La démarche scientifique, c’est pas de croire, c’est de vérifier. Et donc, c’est éventuellement de télécharger les documents, de les lire par soi-même, d’essayer de comprendre. Et c’est pour ça que j’ai écrit ce livre, pour vulgariser un petit peu comment se passent les essais cliniques en général, comment se sont passés ces essais cliniques-là, voilà les dégâts qu’on observe, pour leur donner une façon de raisonner. Je ne donne pas de conseils aux gens, je ne leur dis pas ce qu’il faut qu’ils fassent. Je ne suis pas Dieu. J’essaie de leur donner une façon de raisonner. C’est à eux de faire leurs recherches et d’essayer de comprendre par eux-mêmes, même s’il y a des choses compliquées. Et après, ils pourront se faire un avis, éclairer. C’est encore un problème de responsabilité. On y revient toujours.

Animateur [47:35] Merci beaucoup pour votre éclairage, Christine Cotton. Merci.