Commissaire [00:10] Bonjour madame Cotton, vous m’entendez bien?
Christine Cotton [00:15] Bonjour, bonjour chanteur.
Commissaire [00:16] Oui, bonjour. Alors tout d’abord, au nom de la commission, je veux vous remercier d’avoir accepté de témoigner aujourd’hui, c’est très important pour nous.
Intervenant [00:26] Merci à vous.
Commissaire [00:28] Donc, on va procéder à l’identification, si vous le voulez bien, simplement, nommer votre nom et votre prénom.
Cotton [00:38] Christine Cotton.
Commissaire [00:39] Parfait. Je vais aussi, là, pour formalité, je vais vous assermenter. Donc, déclarez-vous solennellement de dire la vérité, juste la vérité. Dites « je l’affirme ».
Cotton [00:49] Je l’affirme.
Commissaire [00:51] C’est parfait. Alors, Christine Cotton, je vais vous décrire très brièvement, mais après ça, bien sûr, vous allez pouvoir compléter cette description de tout ce que vous avez fait et tous vos travaux. Alors, vous êtes biostatisticienne, vous avez 23 ans d’expérience dans l’industrie pharmaceutique, vous avez été PDG de votre propre entreprise pendant 22 ans dans l’organisation en recherche clinique, CRO. sous traitant en charge, monitoring, data management, statistiques. Vous avez eu, même comme clients, AstraZeneca, Pfizer, Sanofi, AB Science, Bayer, Aventis et j’en passe dans différentes hôpitaux également, pour ne nommer que ceux-ci. Et vous avez de l’expérience concernant tous types d’essais dans des domaines thérapeutiques variés. oncologie, système nerveux central, système gastrointestinal, maladie auto-immune, système ostéoarticulaire, odontologie, pneumologie, ophtamologie, nutrition. Vous avez vraiment un très grand champ de compétences, notamment aussi vous avez fait des essais cliniques en phases 1, 2, 3 et 4 et des études observationnelles. Est-ce que c’est Ça donne un bon résumé, mais je vois que vous avez vraiment un domaine très pointu.
Cotton [02:19] J’ai travaillé dans énormément de pathologies, dans Viral aussi, les hepatitis C. J’ai travaillé dans la duperculose, dans la transplantation rénale. Quand on est sous traitant, on a de nombreux clients dans le diabète. Donc, effectivement, j’ai participé à près de 500 essais cliniques. Et ce qu’il faut bien savoir, c’est que ce n’est pas du tout un travail de médecin que de faire une analyse statistique d’essais cliniques, c’est un travail de biostatisticien. Voilà. Alors, Christine… J’ai fait ça pendant très longtemps.
Commissaire [02:57] Alors Christine Cotton, nous sommes très curieux d’entendre vos résultats et de vos recherches et de vos essais cliniques, notamment la mauvaise évaluation de l’efficacité dont vous pouvez aborder. Je ne sais pas si vous aviez un pas au point en support.
Cotton [03:21] Je peux partager mon écran peut-être?
Commissaire [03:23] Oui, tout à fait.
Cotton [03:26] Alors? J’ai donc examiné tous les documents de l’essai Clinique Pfizer. Un essai clinique, ce sont des centaines, des dizaines, voire des centaines d’intervenants puisque si je résume, j’avais fait un petit document résumé, on a ceux qui recrutent les participants, on a évidemment le sponsor, c’est celui qui lance l’étude, on a le service de data management, c’est celui qui crée le système pour enregistrer les données, on a le service statistique, on a le monitoring qui va voir les sites qui recrutent les patients pour vérifier les documents. On a le service de pharmacovigilance évidemment, on peut avoir des services de laboratoire pour analyser tout un tas de paramètres. On a le service d’assurance qualité qui s’assure que tous ces gens travaillent correctement.
Donc le statisticien, il intervient au début puisqu’il rédige la méthodologie d’un essai clinique, c’est lui le garant de la validité d’un essai clinique, et il intervient à la fin quand on a toutes les données ou éventuellement lors d’analyses intermédiaires, puisque c’est lui qui programme, valide, parce qu’on se met à plusieurs en général, selon l’importance de l’essai, pour être sûr qu’on rend bien les résultats exacts, puisque dans ce métier on ne peut pas se permettre de se tromper.
Donc il rend les résultats et ça va être un rédacteur médical qui va rédiger les rapports cliniques. Donc c’est pour ça qu’évidemment, en tant que biostatisticien, je sais donc lire tous les rapports cliniques puisque c’est moi qui les écrivais, tout du moins à moitié, en collaboration avec le médecin qui les rédigeait. Ce qu’on sait des essais cliniques Covid, on sait que d’habitude il faut une quinzaine d’années entre la découverte des molécules jusqu’à l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché et ces essais-là ont bénéficié de ce qu’on appelle un développement accéléré, c’est-à-dire que chaque phase à démarrer avant que la précédente soit terminée.
Donc évidemment, on n’a pas l’ensemble des résultats à chaque fois, on commence une phase sans avoir les résultats. Alors l’essai Clinique Pfizer, puisque c’est celui-là que j’ai examiné en long, en large, en travers, il doit durer à peu près deux ans. Il y a un certain nombre de visites qui sont planifiées, où là les participants, donc ceux qu’on a recrutés, qui se sont portés volontaires et qui ont donc signé un consentement éclairé, vont aller dans le site qui les a recrutés, pour faire un certain nombre d’analyses.
Alors évidemment, s’ils ont un Covid avant d’avoir la visite dans le site, ils se signalent pour dire qu’ils ont tels et tels symptômes. Et dans ce cas-là, on va leur donner un rendez-vous pour qu’ils fassent un test PCR. Alors ce qu’on sait depuis décembre 2020, c’est que lors d’un essai clinique, les femmes enceintes ou allaitantes ne sont jamais inclus, puisqu’elles font partie des populations protégées. On sait là aussi que les patients immunodéprimés n’ont pas été inclus. que les patients avec comorbidité, donc le diabète, les pathologies pulmonaires, etc. n’ont pas été inclus et que les patients avec maladies auto-immunes ou problèmes inflammatoires n’ont pas été inclus, c’est-à-dire en gros les plus fragiles. Ce qu’on sait aussi, c’est que l’interaction avec les autres vaccins n’a pas été étudiée, que la transmission n’a pas été étudiée. Il y a eu beaucoup de foin avec cette histoire de transmission non étudiée. C’est tout à fait usuel. Le problème majeur de l’essai Clinique Pfizer, c’est pas du tout que la transmission n’a pas été étudiée. Ça, c’est pour amuser la galerie. Les cas symptomatiques n’ont pas été étudiés.
Alors en fait, qu’est-ce qu’ils ont fait ? c’est qu’ils ont procédé à des analyses intermédiaires pour pouvoir fournir des résultats avant la fin de l’essai puisqu’on a vu qu’il durerait deux ans. Donc, à chaque analyse intermédiaire, à chaque fois qu’ils ont fourni des résultats sur une population, que ça soit les adultes de plus de 16 ans, les ados de 12-15 ans, les 5-11 ans, les bébés, etc., on a systématiquement 3 mois maximum de suivi pour les participants.
Donc ça veut dire qu’on examine, on compte les cas Covid sur ces 3 mois, et on va donc examiner la tolérance sur ces 3 mois. Donc c’est un temps court et évidemment on ne peut pas avoir de conclusion sur une tolérance à moyen terme ou long terme alors qu’on a un recul à chaque fois de max 3 mois voire 50% moins de 2. C’est très rapide. On se rend compte qu’avec ça, on ne peut pas dire que c’est safe. Quand on dit c’est safe, oui, c’est safe d’après les résultats sur la période examinée. Déjà, vous voyez que ça change pas mal de choses.
Alors, qu’est-ce qui est très important ? c’est ce fameux critère d’efficacité. Là, on nous a dit qu’on a 95% d’efficacité, c’est formidable, etc. Quand on examine ce critère d’efficacité, l’efficacité, ces fameux 95%, c’est une efficacité calculée sur des cas Covid légers ou modérés, confirmés par test PCR. Et comment on sait éventuellement si on est cas Covid, c’est qu’on a un certain nombre de symptômes, de la fièvre, des courbatures, de la diarrhée, des bourbissements, etc. Or, le vaccin provoque ces symptômes.
Donc, je vais avoir un certain nombre de symptômes éventuellement que le patient va avoir. Et au lieu d’aller faire un test Covid, parce que c’est un Covid potentiel, on va mettre ça sur le dos de réaction au vaccin. Donc ce qu’on sait d’après les documents rendus publics, c’est-à-dire dans les documents rendus publics sur décisions judiciaires grâce à Aaron, Siri et aux États-Unis, on peut récupérer la base de données, c’est-à-dire les tables, ce qu’on appelle SAS, c’est-à-dire le logiciel sous lequel on fait les analyses statistiques et qui a été utilisé pour analyser cet essai, on sait en fait qu’on a eu moins de tests PCR pour le vaccin que pour le placebo. Donc on se rend bien compte que si on ne fait pas de tests PCR, on ne risque pas d’être un cas COVID confirmé par test PCR puisqu’on n’en a pas fait. Et on sait aussi, alors si vous comprenez pas, vous avez des questions, vous m’interrompez, puisque moi je le connais tellement à cœur cet essai que je déroule.
Commissaire [10:31] En fait, vous vous comparez habituellement à ce qu’on fait dans les essais cliniques avec ce qui s’est passé depuis 2020. On voit vraiment qu’il y a une différence de protocole. Exactement.
Cotton [10:41] C’est-à-dire que les essais cliniques, ce sont des méthodes, ce sont de la réglementation des tas de règles à suivre. qui sont mises en place depuis des années, qu’on appelle les bonnes pratiques cliniques. Et si mon essai ne respecte pas, dans le choix de ses critères d’efficacité, dans les analyses faites, il ne respecte pas les bonnes pratiques cliniques, il ne vaut rien. Voilà. C’est pour ça qu’il faut connaître les essais cliniques habituellement pour savoir si celui-là est valide ou pas. puisqu’il faut connaître toutes ces bonnes pratiques où on a des centaines de documents qui encadrent toutes les tâches de tous les intervenants dont je vous ai parlé tout à l’heure. Et si les tâches sont mal réalisées, j’ai donc des déviations aux bonnes pratiques cliniques.
Donc j’en ai certaines qui sont très graves et j’en ai d’autres qui sont moins graves. Alors ce qu’on sait aussi dans cet essai, c’est que les participants ont le droit de prendre des antipirétiques. Donc c’est pour la fièvre, ça va supprimer certains symptômes. Et on s’aperçoit qu’il y a beaucoup plus de participants qui ont pris ces antipirétiques dans le groupe vaccin. Donc je supprime des symptômes, je risque pas de faire de tests PCR.
Donc ça, ça s’appelle un biais méthodologique, un biais statistique qui donc m’empêche d’évaluer correctement mon efficacité. Ce dont on est sûr, c’est que ce choix de critère d’efficacité ne mesure qu’une partie de la maladie. Pour vraiment mesurer la maladie dans sa globalité, il aurait fallu utiliser un critère qu’ils ont tout à fait mesuré, qui est donc l’acérologie antinucléocapside. Et là, ça nous dit, qui a eu le COVID pendant l’IC? Combien on en a eu? Et quand on calcule l’efficacité sur ça, on n’a plus 95, on a autour de 55.
Commissaire [12:43] Il n’y a pas eu une mesure des anticorps, si je comprends bien madame Cotter.
Cotton [12:47] Alors ça, c’est autre chose.
Intervenant [12:48] On va y venir aux anticorps.
(inaudible) [13:23] …