← Index de l'archive

Document d'archive. Original : https://www.youtube.com/watch?v=ASXFLQdQXyU.
Diarized French auto-transcript via whisperX (medium, fr) + pyannote diarization. Channel: LES INCORRECTIBLES. Speaker labels are anonymous (SPEAKER_00, SPEAKER_01…) and may need light editing.

Animateur [00:25] Bonsoir à tous, bienvenue dans ce nouveau numéro des incorrectibles. Je suis ravi de vous retrouver, et comme chaque semaine je ne cesse de le dire, merci à vous tous qui êtes toujours plus nombreux sur notre chaîne YouTube, mais aussi sur notre chaîne les incorrectibles le plus sur Player, et merci à nos contributeurs de Player puisque c’est grâce à eux. qu’on peut donc acquérir cette indépendance, tant financière qu’éditoriale, et c’est bien sûr cette dernière indépendance qui met le plus cher.

Alors, on en tout de suite dans le vif du sujet avec une nouvelle invitée. Deux passages à Paris, donc on est particulièrement heureux de la recevoir sur cette banquette orange. Elle est ex-PDG d’une société de sous-traitants spécialisée dans la gestion des essais cliniques, mais elle est aussi biostatisticienne experte pour l’industrie pharmaceutique pendant 23 ans. Elle a travaillé sur plus de 500 essais cliniques que lui ont confié les plus grands laboratoires du monde. Après une première contre-enquête analysant les non-dits des essais cliniques préliminaires de Pfizer destinés à des avocats, elle met depuis deux ans son expertise et son réseau professionnel au service des victimes des vaccins anti-Covid. et les accompagnent dans leur démarche de déclaration et de reconnaissance des dommages post-vaccinaux dont ils souffrent. Elle vient de signer un remarquable ouvrage intitulé « Tous vaccinés, tous protégés » chez Guy Très Daniel, édition « Les révélations d’une biostatisticienne sur les vaccins, Covid-19 et leurs effets indésirables ». Voici donc le sous-titre de ce livre, un livre coup de poing qui offre un éclairage scientifique à la portée de tous. Christine Cotton, bonsoir.

Christine Cotton [01:56] Bonsoir, merci.

Animateur [01:58] Merci d’avoir accepté cette invitation. Après cette longue introduction, vous avez un riche CV. Tout d’abord, chère Christine Cotton, j’aimerais qu’on commence. C’est la tradition dans cette émission de parler un peu de vous. C’est comme dans votre livre. On va parler de votre parcours et de votre légitimité pour vous exprimer sur tous les sujets que nous allons aborder. D’abord, on va repartir de vos études, si vous le voulez bien. Vous êtes titulaire, si je ne me trompe, d’un diplôme d’économiste statisticienne obtenu à Toulouse. Tout d’abord, pourquoi cette voie de spécificité ?

Cotton [02:29] Magistère d’économie statisticienne. Alors moi, j’ai eu une enfance, on va dire, une scolarité toujours dans les trois premiers. J’étais bonne en tout. Et quand on est bon en tout, on est bien embêté parce qu’on ne sait pas quoi choisir et on ne sait pas quoi lâcher. Donc j’ai fait prépache EC. Donc non seulement j’ai pas du tout aimé l’ambiance de la prépa HEC, mais j’avais pas du tout envie d’aller dans une école parisienne. Donc j’ai quand même fait deux ans, parce que ça a été très instructif.

Animateur [03:01] Parce que vous n’êtes pas de Paris à l’origine.

Cotton [03:03] Pas du tout, moi je suis née à Cannes sur la côte d’Azur. Donc autant vous dire que partir à Paris, quand on est né à Cannes et qu’on a grandi face à la mer, on n’a pas tellement envie. Donc j’ai fait Prépa HEC d’abord à Toulon, ensuite à Nice, et heureusement j’ai raté les concours, parce que j’aurais été bien embêtée de les avoir vus, mais j’y serais pas allée de toute façon, et quand on fait Prépa HEC, l’équivalence classique c’est qu’on rentre directement en deuxième année de Doug de Sciences Donc je suis allée à Toulouse, parce que c’était une fac qui avait une excellente réputation en économie.

Animateur [03:36] Donc là, on se destine à l’économie, c’est ça ?

Cotton [03:39] Alors, moi, je ne savais pas trop à quoi j’allais me destiner, à vrai dire. Donc c’était l’avoir, on va dire, la plus facile, après la prépa HEC, qui a l’énorme avantage quand même de vous apprendre une méthode de travail et qui développe une capacité de synthèse et de travail qui est quand même phénoménale. C’est vrai que quand on travaille jusqu’à 2-3 heures du matin, qu’on a des classeurs de partout, on en a peut-être 20, l’histoire géo, les maths, dans tous les sens, on a une énorme capacité de travail. Et à Toulouse, ils avaient donc ce fameux magistère d’économie statisticien qui est une espèce de filière, petite filière, puisqu’on est qu’une trentaine, et on est sélectionné sur dossier. Et ce qui me plaisait là-dedans, c’est qu’on avait des travaux dirigés. et des stages obligatoires et qu’on apprenait concrètement, qu’on a programmé avec des logiciels, donc on avait des cours de statistiques et probabilités, beaucoup d’économétrie aussi puisque c’est une filière où en même temps on fait le magistère et en même temps on fait les diplômes classiques, c’est-à-dire que quand on rentre au magistère en même temps on fait la licence de science éco, en deuxième année de magistère on fait la maîtrise de science éco, donc on passe les examens de la maîtrise. Et quand on est en troisième année de magistère, on passe ou un DESS ou un DEA. Et moi, en l’occurrence, j’ai eu un DEA, marché intermédiaire financier, où je n’ai jamais compris grand-chose.

Mais bon, ce n’est pas grave, je l’ai eu quand même. Donc ça a commencé comme ça. Et puis vous avez décidé de bifurquer ensuite, il faut comprendre, vers le domaine de la santé de l’industrie… Non, non, j’ai pas bifurqué, puisqu’en fait quand on apprend, quand on fait ses études, on a des travaux dirigés qui sont sur des échantillons, donc on travaille déjà dans des statistiques appliquées. Donc après qu’on les applique à un domaine ou à un autre, c’est de par l’expérience et dans le domaine dans lequel on rentre. C’est-à-dire que tout ce que j’ai appris au magistère de l’économie statisticien, les méthodes statistiques, le logiciel, je l’ai utilisé toute ma vie, mais appliquée au domaine de la recherche clinique. J’aurais pu travailler dans l’agronomie, dans tout à fait autre chose, dans les assurances, devenir actuaire, dans la finance. Il y a plein de débouchés possibles avec ce diplôme-là. Moi en l’occurrence, la vie m’a aiguillée vers l’industrie pharmaceutique.

Animateur [06:06] Et justement, vous parlez de la recherche. Qu’est-ce que vous pensez de l’état de la recherche en France, notamment en matière de santé ?

Cotton [06:13] Ça, moi, je ne peux pas juger parce que j’ai toujours travaillé dans le privé. Dans le privé, mon intervention, elle survenait dès l’instant où il y avait déjà des molécules qui avaient été trouvées par des chercheurs. Comment ça se passe avant, ce n’est pas une expérience que j’ai. Donc je ne peux pas avoir d’avis là-dessus parce que ce serait un avis qui est complètement non documenté, on va dire.

Animateur [06:40] Alors après ce parcours, en tout cas après ces études, vous êtes devenu ce qu’on appelle donc une biostatisticienne. C’est d’ailleurs l’objet du premier chapitre de votre livre. Alors d’abord, est-ce qu’on peut faire un peu de pédagogie, si vous voulez bien Christine Cotton ? Une biostatisticienne pour les gens qui nous écoutent, c’est quoi ?

Cotton [06:54] Le biostatisticien pour la recherche clinique, c’est celui qui écrit la méthodologie des essais cliniques, c’est-à-dire celui qui va écrire le protocole, le document qui définit qu’est-ce qu’on cherche, les objectifs de la recherche, les critères qu’on va analyser, les temps de mesure, et comment on va analyser tout ça. C’est celui qui fait le calcul du nombre de sujets sur la base d’hypothèses d’efficacité. On va dire qu’on veut mettre sur le marché un anti-douleur. On a observé dans la littérature ça, ça, ça et ça. On pense que notre nouveau médicament anti-douleur va avoir tant de % d’efficacité ou il va faire baisser de temps la douleur. Combien il me faut de sujets si je fais un essai clinique pour le démontrer statistiquement ? Versus par exemple le placebo ou un traitement qui existe déjà ?

Animateur [07:54] C’est une approche complémentaire du point de vue du soignant.

Cotton [07:58] pas du tout, ça n’a strictement rien à voir. On est purement la recherche clinique, on va dire qu’elle utilise les soignants dans le sens où elle utilise, elle a besoin de personnel pour recruter les patients de ses essais. Donc si je suis en rhumato, je vais avoir des médecins qui participent à mon essai, qui sont payés, ce qu’on appelle les « investigators », ça va être des rhumatologues. Si je suis en cancéro, je vais avoir des cancérologues. Ça dépend de mon étude, de ce que je cherche. Si je suis en uro, que je travaille sur l’hypertrophie bénigne de la prostate, les gens qui vont recruter mes patients à mon essai, ce sont des urologues. Donc quand on est sous traitant, on a la chance de travailler dans de nombreux domaines thérapeutiques différents, pour de nombreux laboratoires, et donc on voit beaucoup de choses.

Animateur [08:49] L’approche statistique, c’est ce qui manque aux médecins, aux journalistes, selon vous ?

Cotton [08:54] C’est comme tout, c’est un métier. Si je commence à faire des conférences ou à passer à la télé sur les procédures de sécurité sur les bateaux, je crois que je vais en faire rire un bon paquet. C’est un peu le problème qu’on a. Aujourd’hui, on a des experts qui n’ont aucune expertise dans le domaine duquel ils parlent.

Animateur [09:14] Ça me fait beaucoup rire.

Cotton [09:17] Les statistiques de quoi ? Les statistiques d’essais cliniques, une fois que ce protocole a été rédigé, que les investigators ont recruté les patients, qu’on a la base de données, ma société était spécialisée dans le recueil de ces données. Comment je les recueille ? Quels outils je mets à disposition ? Ce qu’on appelle le data management. Et ensuite, comment je les analyse ? J’avais des data managers qui géraient le recueil de ces données, et j’avais des biostatisticiens. qui travaillaient pour moi. J’ai eu jusqu’à 20 personnes dans cette société.

Donc, les statistiques des essais cliniques, ce sont des biostatisticiens qui ont un certain type de formation. En général ce sont des bacs plus 5 et qui ont, moi quand je les embauchais par exemple, qui avaient déjà une expérience en société de recherche sous contrat, CRO, c’est-à-dire sous traitant spécialisé de l’industrie pharma, soit qui avaient des diplômes où ils avaient appris la même chose que moi, c’est-à-dire les stats et les probabilités, donc qui allaient pouvoir les appliquer.

Mais pour faire un bon biostatisticien, il faut au minimum 3-4 ans, puisqu’il faut l’expérience. puisqu’on ne peut pas demander à quelqu’un, même qui sort de l’école, tout de suite d’être de bons conseils. C’est comme tout, en fait, tout métier. Si j’ai un menuisier qui exerce depuis 20 ans, c’est peut-être pas le même travail que celui qui sort de l’école. Donc c’est un métier qui s’apprend beaucoup, puis plus on fait des… plus on participe à rédiger des protocoles, plus on fait de programmation, plus on rend de résultats, plus on fait de rapports, et mieux on travaille et plus on comprend. Et donc plus on est de bons conseils. C’est comme tous les métiers, en fait.

Animateur [10:58] Et sur la fiabilité de ces chiffres dans votre livre, vous expliquez justement que toutes les statistiques sont publiques, notamment sur Internet. Comment est-ce qu’on peut être certain de la fiabilité de ces statistiques ?

Cotton [11:09] Alors, lesquelles de statistiques ?

Animateur [11:12] Moi, par exemple, j’ai une attention particulière que j’aimerais attirer sur la comptabilisation par exemple des morts du Covid-19, par exemple. Dans quelle mesure est-ce qu’elle est fiable ? Je parlais récemment avec un haut fonctionnaire des hôpitaux de Paris qui m’expliquait qu’un accidenté de la route, par exemple, avait été comptabilisé Covid s’il était testé positif.

Cotton [11:31] Ah oui, ben moi, dans mon propre entourage, j’ai un de mes amis qui s’est coupé la main à la tronçonneuse, et ils l’ont mis qu’à Covid. Donc bon, là on voit bien que ce n’est pas fiable dans le sens où on a des témoignages de gens qui nous disent « mais donc moi j’avais pas du tout ça ».

Animateur [11:49] Non mais qu’est-ce que les statistiques, je me fais un peu l’avocat du diable, est-ce que c’est toujours un bon outil pour appréhender la réalité ?

Cotton [11:54] Alors dans la recherche clinique oui, si on suit les pratiques, la réglementation, les documents de référence qui ont été mis en place depuis des années, pour faire en sorte que justement les résultats soient fiables. On n’a pas mis toutes ces normes comme ça pour se faire plaisir. On les a mises parce que ça permet à tous les intervenants de travailler de la même façon dans le monde entier, et ça permet aussi d’être sûrs que quand on va faire des audits de contrôle des méthodes de travail, et qu’on voit qu’il y a des problèmes, on sait que par exemple tel essai va être moins bien suivi ou tel centre participant, donc normalement on ne le fait plus retravailler. parce qu’il a des méthodes de travail qui ne vont pas. Quand vous avez des gens pas formés, enfin… Tout ça est tracé, c’est-à-dire la formation des gens impliqués dans la recherche clinique, c’est tracé. On a des CV qui sont signés, on a des audits de laboratoire qui viennent vérifier, nous en tant que sous-traitants, que notre personnel est formé, on a des tracking, des logs, c’est-à-dire où on enregistre les dates de formation. Dans les audits, ils viennent vérifier que nos procédures de travail sont conformes Tout ça pourquoi ? Pour être sûr que le résultat qu’on a rendu, il est exact. Si je commence à faire travailler un spécialiste de la finance dans un essai clinique, peut-être que la fiabilité des résultats, ce n’est pas la même. Donc c’est pour ça que moi je le dis depuis le début, chacun a son métier.

Animateur [13:21] Est-ce que justement, paradoxalement, à ce que vous dites, est-ce qu’on n’est pas dans un monde justement trop dirigé par des chiffres ? Est-ce qu’on peut tout résumer à des chiffres ?

Cotton [13:29] C’est un peu ce que j’ai écrit quelque part, de finalement tout moyenné, tout comptabilisé comme ça. Les statisticiens ont certainement une part de responsabilité.

Animateur [13:38] On peut tout dire avec les statistiques, non ?

Cotton [13:41] Faire tout dire, Christine Couton ? Ça dépend lesquels. Normalement dans les essais cliniques, non. Dans une enquête observationnelle, c’est-à-dire en vie réelle, c’est plus facile. Depuis que j’ai lu la publication sur le Nutella, bon, il est censé presque nous protéger des problèmes cardiovasculaires. Effectivement, là on se dit, on peut faire tout dire aux chiffres.

Animateur [14:03] George Sheet disait, je cite « je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai moi-même falsifiées ». Vous lui répondez quoi ?

Cotton [14:11] normalement, dans la recherche clinique et dans les essais cliniques, on ne falsifie rien, parce que c’est une trop lourde responsabilité. Je ne vais pas falsifier des résultats d’une étude, d’un essai où je vais par exemple arriver à la conclusion que le produit qu’on teste ne fonctionne pas, donc je ne vais pas falsifier des résultats, vous vous rendez compte de la responsabilité que c’est. ça veut dire que j’accepte de contribuer à mettre sur le marché un produit dont j’ai trouvé qui ne marche pas. C’est impossible pour un biostatisticien, c’est une trop lourde responsabilité.

Mais d’ailleurs, je l’ai toujours dit, personne ne m’a jamais demandé de falsifier quoi que ce soit, et des essais cliniques qui ne marchent pas et pour lesquels il n’y a pas de publication, il y en a des C’est-à-dire le labo a trouvé un produit, il fait son essai clinique, versus Placebo, où trouver que le Placebo marche aussi bien que le produit actif. Voilà, terminé, c’est classé. C’est-à-dire que là, soit on revoit le produit, on repart au début, soit on se dit on l’abandonne parce que ça ne fonctionne pas. Ou alors on refait une autre étude pour vérifier qu’effectivement ce produit n’est pas efficace. mais jamais personne ne m’a demandé de falsifier quoi que ce soit.

Animateur [15:22] Non mais sans falsifier, moi ça me fait penser à mon métier quand j’ai eu l’occasion de commander des sondages par exemple, on sait tous qu’on peut après publier ou pas publier des sondages, donc on ne falsifie rien.

Cotton [15:33] Sondage c’est différent.

Animateur [15:35] Mais en tout cas, ce que j’aimerais savoir en toute transparence, puisque c’est en effet ce qui vous motive de tout dire, vous avez travaillé dans quelles entreprises ? Ce que vous pouvez dire en tout cas, les entreprises dans lesquelles vous avez travaillé ?

Cotton [15:48] Moi je ne travaillais que pour moi, puisque j’ai monté ma société à 26 ans. Donc au départ, j’ai monté cette société avec un partenaire, un associé qui avait une grosse expérience dans l’industrie pharmaceutique.

Animateur [15:59] Est-ce que vous pouvez nous livrer, il n’y a pas des choses que vous avez vues où vous avez trouvé une admissive dans le cadre de votre métier ?

Cotton [16:03] Mais non !

Animateur [16:04] Jamais !

Cotton [16:04] Mais non, c’est pour ça que j’ai été très surprise, mais pas du tout, à part quelques marqueuteurs quelquefois, moi je les appelle les marqueuteurs, ceux du marketing, qui vous demandent de faire des choses complètement stupides et auxquelles vous dites « mais non, c’est complètement idiot, moi ça je le fais pas ». J’ai jamais trouvé quelque chose d’inadmissible, moi j’ai toujours trouvé que c’était un métier rigoureux, où les gens travaillaient sérieusement, je n’ai travaillé qu’avec des gens comme ça. Donc je ne m’attendais pas du tout, en mettant mon nez dans les essais Clinique Pfizer, à trouver autant de problèmes, mais pas du tout.

Animateur [16:34] On entend souvent parler de Big Pharma, c’est quand même une notion qui a du sens à vos yeux ?

Cotton [16:38] Mais Big Pharma, c’est un terme utilisé pour… Ce n’est pas péjoratif à la base Big Pharma, c’est-à-dire c’est un terme utilisé pour désigner les gros laboratoires, puisque dans les laboratoires pharmaceutiques aussi, il ne faut pas que les gens mélangent tout. Un petit laboratoire pharmaceutique qui a quelques produits, ça n’a rien à voir avec le laboratoire Pfizer. Ce n’est pas les mêmes méthodes de travail, c’est les mêmes méthodes dans le sens où on suit la même réglementation, mais ça n’a rien de comparable en termes de niveau de puissance financière.

Animateur [17:09] On dit souvent que c’est un petit groupe d’entreprises prête à tout pour l’argent, vous n’avez pas ressenti ça ?

Cotton [17:14] Non, jamais. Moi j’ai beaucoup travaillé pour les laboratoires Ipsen, qui ont été les pires au niveau des audits, Franchement, quand on voyait la qualité des auditrices, jamais on peut penser que même à l’intérieur du labo, elles ont un comportement différent. Et donc quand elle nous auditait, qu’elle nous faisait tout sortir pour leur montrer comment on validait notre travail, puisqu’on se valide, étant donné qu’on a une très grosse responsabilité, on ne peut pas se tromper. Je ne peux pas me permettre de rendre des résultats qui sont erronés.

Donc il y a tout un circuit de validation. Qui programme les analyses ? Qui les revoit ? Est-ce que mes logs sont enregistrés ? Est-ce que mon logiciel me permet d’enregistrer les logs ? C’est-à-dire que je peux prouver à mon auditeur que tel programme, il a été exécuté tel jour et que mon résultat du log ne comporte pas d’erreur. Et si ça comporte des erreurs, je dois pouvoir le justifier. Il y a un tracking, ce qu’on appelle le tracking, qui est très très important dans l’industrie pharma.

Donc on ne peut pas imaginer que ces gens ont un comportement différent quand ils auditent en interne leur propre structure. Et à mon avis, ils ne l’ont pas. Donc c’est pour ça que j’ai été quand même très très très surprise du nombre de problèmes et surtout du silence des agences sur ces problèmes qui sont quand même certains complètement évidents. Alors la question que j’ai posé moi partout où je suis passée, c’est « est-ce que des biostatisticiens ont relu les rapports cliniques et les protocoles de l’essai Clinic Pfizer au sein des agences. Je n’ai pas eu de réponse jusqu’à ce jour.

Animateur [18:58] On va en parler. Juste un petit mot sur ces fameux conflits d’intérêt qu’on a beaucoup évoqués pendant la crise de la Covid. Est-ce que c’est quelque chose que vous avez vu, vous Christine Cotton, pendant que vous exercez pour l’industrie pharmaceutique ? Est-ce que vous avez été témoin de conflits d’intérêt ?

Cotton [19:12] Alors, c’est compliqué parce qu’en fait, dans certaines maladies, vous avez des leaders. des gens qui ont beaucoup de clientèle, qui ont un poids important, qui font beaucoup de publications. Alors quand vous faites un nouvel essai, vous allez vous tourner vers ce genre de personnes, évidemment. Alors est-ce que c’est forcément un conflit d’intérêts ? C’est compliqué de répondre à ça. Pour moi, ce n’est pas vraiment un conflit d’intérêt, puisque vous avez vraiment des gens brillants parmi les docteurs, donc on ne va pas aller prendre le tocard du coin non plus pour se dire « tiens, celui-là n’a pas de conflit d’intérêt ». C’est compliqué, parce que vous allez prendre forcément ce qu’on appelle les « leaders d’opinion », c’est-à-dire des gens qui vont faire des publications et ça va mettre en valeur vos résultats d’essais cliniques. Est-ce que pour autant la personne qui travaille, qui accepte de travailler dans votre essai, c’est un pourri vendu à Big Pharma ? Je ne crois pas.

Animateur [20:08] Vous avez quand même fait l’objet, vous à titre personnel, de critiques des, ce qu’on appelle les chiens de garde du système, les médias comme Conspiracy Watch, qui qualifie votre livre de brûleux anti-vaccination Covid-19. Ah bon ? Ah bah je l’ai pas vu. Ah vous l’avez pas vu ça ? Oh bah non, parce que je l’ai dit pas. Non, non, puis je m’en fous, mes pauvres. Bah voilà, qu’est-ce que vous leur répondez ?

Cotton [20:27] De toute façon, ils n’ont aucune légitimité à commenter quoi que ce soit d’un travail de biostatisticien de l’industrie-pharma. je m’en fiche complètement, ces pauvres gens croient m’atteindre au niveau de mon égo, ça fait bien longtemps que plus rien ne m’atteint à ce niveau-là.

Animateur [20:43] La question sous-jacente à ça, parce que évidemment… Moi la question c’est qui les paye ? Ah bah c’est une bonne réponse. Voilà, moi la seule chose qui m’intéresse… On appelle les fact-checkers, alors qu’est-ce que vous répondez à ces fameux fact-checkers ?

Cotton [20:52] Moi la seule chose qui m’intéresse c’est qui les paye ?

Animateur [20:55] C’est peut-être vous un peu et moi aussi puisqu’on a découvert récemment l’occurrence Conspiracy Watch lors d’une audition au Sénat, c’était suite à un autre sujet qui n’avait rien à voir, qui était le Fonds Marianne où ils étaient auditionnés, et on a découvert par exemple que Conspiracy Watch avait jusqu’à 50% de subventions publiques. Donc ça veut dire finalement, quand vous prenez un crachat de ces gens-là, vous financez un petit peu à 50%.

Cotton [21:15] Oui, de toute façon ils peuvent cracher ce qu’ils veulent, moi ça me fait ni chaud ni froid. Là on voit bien de toute façon sur le réseau Twitter les réseaux de harcèlement extrêmement organisés.

Animateur [21:26] Et voilà, c’est ce que j’allais vous demander, qu’est-ce que vous pensez de cet acharnement, d’un tel acharnement sur le sujet ?

Cotton [21:30] Je pense que moi de toute façon j’ai porté plainte et que je ne vais pas les lâcher.

Animateur [21:34] Bien sûr. Ah donc voilà, finalement ça vous laisse froid mais vous réagissez quand même.

Cotton [21:40] Je réagis parce qu’il faut savoir qui sont ces gens, pourquoi ils font ça, comment ça se fait qu’il y en a qui se permettent de dire depuis plus d’un an que je n’ai pas un bac plus 5, que je ne suis pas biostatisticienne, que je connais rien à la recherche clinique, comment ces gens se permettent Donc d’avoir de tels propos, ils ne me connaissent pas, mon nom je veux dire, dans l’industrie pharma il est connu dans le sens où quand on a été 23 ans sous-traitant et qu’on avait une société qui marchait relativement bien, je veux dire mais qui sont ces gens pour se permettre de traiter les autres comme ça, des professionnels, alors qu’eux, ils n’ont aucune qualification dans ce domaine. Mais moi je ne vais pas les lâcher, ça qui se le disent bien dans leur petit cerveau de… j’allais dire de poule, mais c’est faire insulte à une poule, de cafard. Peut-être que je les appelle très souvent sur les réseaux. Non, non, mais je ne vais pas les lâcher, qu’ils se le disent bien.

Animateur [22:33] La Covid-19, ça a été un tournant pour la liberté d’expression, d’après vous ?

Cotton [22:37] Franchement, je ne sais pas.

Animateur [22:38] Vous estimez avoir été victime de censure ou pas ?

Cotton [22:41] Ah oui, moi oui, beaucoup. Oui beaucoup, dès que j’ai posté mon rapport sur le réseau LinkedIn, où j’avais donc quand même pas mal de relations professionnelles, et j’ai demandé l’avis, en le postant c’était pour demander l’avis des collègues de l’industrie pharma, on va dire collègues ou clients, mon compte il a fait deux jours. Je l’ai posté, ils me l’ont censuré, je l’ai remis en disant que je n’enfreignais pas les règles et ils m’ont fait sauter mon compte. Et là, dernièrement, j’ai demandé à ce qu’ils l’auraient ou, ils veulent pas. Donc oui, c’est une atteinte à la liberté d’expression. En quoi partager une expertise avec des collègues de travail, en quoi on n’a pas le droit et en quoi c’est un partage de fausses informations.

Animateur [23:29] Comment on est arrivé là ?

Cotton [23:30] Et qui travaille chez LinkedIn, qui est en mesure de savoir si ce que je partage est une fausse information ?

Animateur [23:37] Il doit avoir des compétences en biostatistique.

Cotton [23:39] C’est clair, oui. Mais alors qu’ils les donnent, qu’ils fassent la liste de leurs compétences.

Animateur [23:45] C’est une histoire de quoi ? De corruption, de bêtises des journalistes, des managers de ces sites, de ces réseaux sociaux ?

Cotton [23:52] C’est pour ça qu’il faut faire des plaintes. Parce qu’il faut faire des enquêtes. Donc on saura un jour par qui tous ces trolls de recruter dans des poubelles, comme je dis là, pour leur vie ratée, leur carrière ratée, leur vie pourrie, il faut savoir qui paye ces gens-là. C’est pour ça que j’ai porté plainte, c’est pas parce que ça m’atteint. Je m’en contrefous, mais complètement. D’ailleurs, il y a bien des fois où ça me fait énormément rire.

Animateur [24:21] Mais ces fatseckers, qui, évidemment, comme vous le dites, ne font pas air du tout, mais qui n’ont pas véritablement d’influence auprès du grand public, mais indirectement, quand on a une quand même auprès des médias dits mainstream, dits nationaux, vous êtes peu ou pas invité dans ces médias nationaux ?

Cotton [24:37] De toute façon, on voit très très bien dans ma plainte, On va dire tous ces comptes qui se suivent, qui sont aussi abonnés à tous les médecins de plateau, qui eux-mêmes sont abonnés à une partie de ces comptes, avec des noms complètement bizarres, mais on voit bien que derrière ça sent le dégénéré à planer, plus que la compétence. Donc pourquoi ? Voilà, ces comptes-là sont liés aux médecins de plateau, qui eux-mêmes sont liés à des journalistes, ces comptes qui sont liés à des journalistes, moi tout est dans ma plainte. C’est pour ça que je veux une enquête.

Animateur [25:08] Alors Christine Cotton, on en vient donc maintenant au cœur de votre livre. Vous décrivez d’ailleurs au début de celui-ci ce qu’on pourrait appeler votre chemin de Damas, ou du moins la manière dont vous êtes devenu conscient des manipulations. Est-ce que vous pouvez nous raconter Christine Cotton, le chemin qui a conduit jusqu’à ce lit d’abord ?

Cotton [25:24] Ma vie c’est un peu Forrest Gump, c’est-à-dire c’est la personne qui est là, qui n’a rien demandé à personne, et à qui on va demander « tiens fais ci, tiens fais ça », alors que moi finalement je ne suis pas du tout partie au départ pour analyser les essais cliniques Pfizer, et donc je me mets là-dedans en me disant « bon il y a un petit problème quand même », et là je vois dès janvier 2021 qu’on n’a pas d’efficacité sur les cas sévères démontré statistiquement, qu’on n’a pas d’efficacité sur les plus de 75 ans, qu’on a quand même un certain nombre, que c’est des analyses intermédiaires à trois mois, donc que la tolérance, si elle est établie, elle est établie sur cette durée qui est très courte. Et donc là je me dis, il y a un problème dans ces essais.

Animateur [26:03] Donc le message général d’abord de votre livre, celui que vous vouliez faire assister, celui-ci, qui avait un problème… Il y a des biais méthodologiques majeurs et de graves manquements invalidant les conclusions.

Cotton [26:15] Et je le dis, je le redis, il faut faire des audits pour savoir si ça a été fait sciemment, auquel cas ça s’appelle une fraude scientifique, ou si c’est un concours de circonstance, on va dire malencontreux, du fait de l’urgence, je ne sais quoi. et auquel cas il faudra prendre les condamnations qui s’imposent.

Animateur [26:36] Alors c’est un livre donc très fouillé, très documenté, plein d’analyse très intéressante. Combien de temps ça vous a mis pour écrire ce livre ?

Cotton [26:45] Alors, on me l’a demandé, ça devait être en août 2022. C’est une commande non ? Oui, oui, comme toute ma vie, ce sont des commandes. Moi j’ai rien demandé à personne au départ. Et donc j’ai accepté parce que c’était pour les victimes. Voilà, on m’a dit, ce qu’il faut écrire, ce qu’on veut dedans, ce sont des témoignages de victimes. Et moi qui avais écrit ce document de l’expertise sur l’essai clinic Pfizer, évidemment, je ne pouvais pas ne pas en parler et ne mettre que des témoignages. Donc j’ai attendu d’avoir presque tous les témoignages pour rédiger tout le reste autour de ces témoignages. Et j’ai structuré les chapitres autour des témoignages. Et ça m’a pris trois mois, peut-être même pas. C’est-à-dire que le plus long, ça a été d’obtenir les témoignages finalement.

Animateur [27:35] Regrouper tous ces témoignages ?

Cotton [27:36] Oui, voilà, parce que de les classer, parce qu’il y avait ceux qui ont des myocardites, qui n’ont pas la même prise en charge que ceux qui ont les problèmes neuraux, il y avait les troubles menstruels. Et puis au fur et à mesure, il y avait des informations qui sortaient, donc moi j’avais presque fini le livre, puis je rajoutais quelque chose parce que ça venait de sortir. Donc oui, ça m’a pas tellement pris beaucoup de temps.

Animateur [27:58] Alors on va rentrer dans le détail de ce livre. Tout d’abord, le Covid, et je dis le à dessein car vous refusez de dire là. C’est un sujet auquel vous vous consacrez à plein temps aujourd’hui, le Covid-19 ?

Cotton [28:09] Pas du tout, Jardine. Ah, d’accord. Je suis une grande fan de jardinage.

Animateur [28:16] D’accord. Mais c’est quand même le sujet fondamental de ces dernières années.

Cotton [28:22] Dès l’instant où j’ai écrit cette expertise de l’essai Clinic Pfizer, j’ai été obligée de la faire connaître, parce que je ne pouvais pas, en tant que biostatisticien, je ne pouvais pas ne rien dire. Et une fois que j’avais dit, il fallait que les gens soient au courant.

Animateur [28:39] Comment vous voyez votre rôle, Christine Cotton, vous dites lanceuse d’alerte, on le voit d’ailleurs en sous-titre du livre, qu’est-ce que ça recouvre comme sens à vos yeux ce terme ?

Cotton [28:51] Une lanceuse d’alerte, c’est quelqu’un qui prévient de risques potentiels pour la population. Et c’est typiquement ça. On a des risques qui sont parfaitement documentés dans les documents des laboratoires, quels qu’ils soient, que ce soit Pfizer, Moderna, AstraZeneca, parce qu’il n’y a pas que les vaccins RN messager qui ont des problèmes. Dans mon livre, je parle aussi des autres qui alertent la population sur des risques éventuels. J’ai alerté les autorités aussi pour ça. J’ai alerté les sénateurs et les députés de l’OPECST. Puis dans le livre, je parle d’autres choses aussi que je n’ai jamais révélées publiquement. Parce que quelquefois, c’est plus productif de faire les choses et puis de ne pas en parler que d’en parler pour aller… Il y a des sujets que vous êtes interdits d’aborder dans ce livre ? Non. Non, non, non. Non, non. Là, j’ai tout dit.

Animateur [29:39] Et pour revenir justement à ce terme de lanceuse d’alerte, en tant que lanceuse d’alerte, justement, pourquoi n’êtes-vous pas, selon vous, plus protégés et pris au sérieux par les pouvoirs publics ? C’est ça la question ?

Cotton [29:50] C’est toute la question. Si les pouvoirs publics avaient voulu prendre en compte les gens comme moi et les auraient invités sur les plateaux de télé, au lieu de recevoir des médecins généralistes, des urologues qui n’avaient strictement rien à voir ni avec les problèmes respiratoires, ni avec la virologie, ni même avec les stats, ni avec rien du tout, ils auraient invité des biostatisticiens.

Animateur [30:15] Est-ce que vous avez subi des menaces ou des intimidations ?

Cotton [30:18] Une fois, j’ai eu un coup de fil un peu… je ne suis pas très impressionnable. Oui, je le sens. Disons que quand j’ai écrit, quand j’ai vu un petit peu les visites sur mon profil quand j’ai posté mon rapport, là, ça m’a quand même interpellée. Plus après ce harcèlement de trolls complètement dégénéré, je me suis dit « ces gens sont des fous ». Ils n’ont pas la lumière à tous les étages, donc ils sont capables éventuellement. de s’en prendre à moi, mais j’ai pris un garde du corps pendant cinq mois comme ça, c’est trop compliqué. Ah, quand même ?

Animateur [30:54] Ah oui, oui.

Cotton [30:54] Parce que j’appelle un ange gardien. J’ai pris un ange gardien pendant cinq mois.

Animateur [30:59] Qu’est-ce qu’on risque aujourd’hui selon vous à écrire ce que vous écrivez ? Une mort sociale si on n’a pas la force que vous avez ou l’entourage sans doute que vous avez ?

Cotton [31:06] Une mort sociale, moi j’ai vendu ma boîte en 2018 et là au contraire j’ai des laboratoires qui me rappellent pour que je travaille pour eux. Alors l’amour social ? Oui, bien sûr. Quand on est bon et qu’on a toujours été de bons conseils, moi, ma clause de non concurrent, j’avais une clause jusqu’à mi-2020. Et fin 2020, j’ai pas à retravailler puisque j’ai mis mon nez dans ces rapports. Et après, j’ai pas à retravailler parce que j’ai pas pu, j’avais pas le temps, je pouvais pas à la fois essayer de partager ce que j’avais trouvé, faire du réseau. et bosser pour l’industrie pharma, non, non, ce n’est pas du tout une mort sociale. Moi, j’ai des gens qui me rappellent parce qu’ils ont toujours été très satisfaits de mon travail.

Animateur [31:46] Alors justement, pour moi et pour les gens qui l’iront ce livre, je pense, l’intérêt de ce livre, c’est de mêler justement à la fois la rigueur statistique et du concret. Et c’est assez rare pour le souligner. Votre livre, il propose donc, vous le disiez, vous le rappeliez, des témoignages de certaines victimes du vaccin. Tout d’abord, même si vous en avez déjà un petit peu parlé, j’aimerais qu’on revienne un peu à ces témoignages. Comment vous les avez choisis ? Parce que, encore une fois, j’aimerais aussi que vous me disiez ce que vous répondez à ceux qui pourraient dire. Il y en a peut-être qui vont le dire. qui peuvent être bidons, qui peuvent être manipulés ? Qu’est-ce que vous répondez à ça pour justifier justement la crédibilité ?

Cotton [32:22] Oui, ceux qui disent que ce sont bidons, c’est ce que j’appelle les trolls de fonds de poubelle. Comment on peut remettre en question un témoignage de quelqu’un qui souffre et qui a signé et qui atteste l’authenticité ? Et puis après, je vérifie, moi, chez les dossiers médicaux de des gens qui témoignent. Il y a bien des IRM qui sont faits, il y a des comprendements pératoires.

Animateur [32:45] Vous avez pour chaque témoignage bien tout regardé.

Cotton [32:47] Oui, je pense pour la plupart, oui. Mais alors après, il y a un choix qui… Après, il y a les attestations sur l’honneur, les autorisations de publication, bien évidemment. quelquefois les déclarations des effets à la pharmacovigilance, ça dépend des gens. Donc bon…

Animateur [33:04] Il y a d’autres critères qui sont entrés, enfin en tout cas des critères, qui sont entrés dans le choix de certains témoignages.

Cotton [33:08] Je les ai pas choisis en fait. J’ai demandé qu’on m’en envoie et tous ceux qui m’en envoyaient, je les publie. Je les ai pas choisis. Parce que c’était pas possible. Je pouvais pas ne pas publier, ben non. Parce que pour la plupart, c’est des gens qui ont été dans des grosses souffrances, soit physiques, soit morales, soit les deux. Certains souffrent encore beaucoup parce que ceux qui ont eu la myocardite, c’est presque les plus chanceux, on va dire. Ce sont ceux qui sont le mieux pris en charge et quasi immédiatement, même si pour certains, ça a été compliqué. Mais voilà, ces gens qui souffrent des acouphènes, au quotidien, c’est un handicap terrible pour eux. Ils ont des bruits dans la tête. Ceux qui souffrent des troubles neuraux, c’est vraiment une catastrophe. Ceux qui se sont retrouvés stériles ou qui se sont fait enlever l’utérus à cause des douleurs, les pauvres, ce n’est pas facile tous les jours non plus. Même si elles, elles ont supprimé les douleurs souvent.

Animateur [34:04] Qu’est-ce qu’on répondait à ceux qui vont vous dire aussi peut-être que c’est des cas très isolés, marginaux ?

Cotton [34:09] Mais il faut regarder les chiffres. Il faut aller sur les sites de format co-vigilance, très marginaux. Il y a 1,2 million d’effets déclarés sur le site de l’EMA. on sait qu’il y a de la sous-déclaration. Donc les médecins, on voit bien, ne déclarent pas, parce que déjà, d’une, ils n’ont pas le temps, ou alors ils n’ont pas envie, ou d’eux-mêmes, ils se disent « non, il n’y a pas de lien dont je ne déclare pas ». Déjà, on ne leur a jamais demandé d’établir le lien, on leur a demandé de déclarer point barre. Ça fait partie de leurs obligations. Ce n’est pas à eux d’établir le lien, c’est au service de pharmacovigilance. Donc on sait qu’on n’a pas déclaré le nombre réel. Et derrière, de toute façon, il y a des vies humaines. y en aurait que 10. On va les laisser agoniser ces gens sans les traiter en disant que c’est pas vrai. Mais mettons qu’il n’y en ait que 10.

Animateur [34:54] Et pourquoi ces cas-là, ils ne sont pas plus mis en lumière par les médias dits « mainstream » ?

Cotton [34:58] Mais ils ont été censurés à bloc sur les réseaux sociaux, on leur a tout fait, ces gens.

Animateur [35:03] Et pour quelles raisons ?

Cotton [35:03] Et c’est pareil, les mêmes trolls de fonds de poubelle qui m’attaquent, ils attaquent ces gens en disant que ce n’est pas vrai. Ils vont expliquer à la personne que c’est sûrement à cause d’autres choses. Ils n’ont pas vu le dossier médical, ils sont courants de rien. Leur métier, c’est discréditer les gens qui disent qu’il y a des problèmes. Ce n’est pas compliqué. Donc quand on a compris ça, par contre, il y a des victimes, ça les touche de se faire traiter comme ça de menteurs qui sont déjà dans des souffrances importantes, elles n’ont pas besoin de ça, qu’on les traite de menteurs et qu’on continue à les maltraiter. C’est pour ça qu’il faut poursuivre tous ces gens. Moi je ne le fais pas que pour moi, je le fais aussi pour les autres. Il se trouve que moi j’ai les moyens de le faire, j’ai les moyens de payer un avocat. Et même si je n’ai pas les moyens, je fais des appels aux dons.

Animateur [35:52] Au-delà de ça, pourquoi c’est si important de donner corps statistique à cette question à vous la biostatisticienne ?

Cotton [36:01] Alors à quel niveau ?

Animateur [36:03] Sur un plan à la fois moral et sur un plan scientifique, est-ce que les deux peuvent cohabiter ?

Cotton [36:09] Il faut bien quand même des indicateurs de mesure. pour tout, en fait, on a des indicateurs de mesure pour tout. Donc, bon, fortement, on a des statistiques pour tout. Mais le problème, c’est qu’on en oublie…

Animateur [36:20] C’est important de les mettre en avant, en tout cas, quand on…

Cotton [36:23] Le problème, c’est qu’on en oublie que derrière, il y a des vies humaines, quand même.

Animateur [36:26] Vous leur dédiez ce livre, d’ailleurs ?

Cotton [36:28] Oui. Oui, parce que je l’ai écrit pour eux. Vraiment. Parce que si ça n’avait pas été un… Avec des témoignages victimes, je ne l’aurais jamais écrit. C’est parce qu’il y avait ça, et je me suis dit, je ne peux pas… Je peux pas ne pas le faire. C’était vraiment important parce que ces gens, ils souffrent encore et on continue certains à leur dire que c’est dans leur tête, alors qu’ils ont des IRM, des compte rendu. Je veux dire, on est tombé dans la bêtise la plus totale. Vous avez des gens, leur psychiatre va dire « non, non, non, c’est pas dans sa tête, il y a un vrai problème qui vient d’ailleurs », et ils vont aux urgences et les gens leur disent « non, c’est dans votre tête », et il arrive avec la lettre du psychiatre qui dit « non ». qu’est-ce que ça veut dire ça ?

Alors vous avez des gens aux urgences, maintenant ils sont meilleurs comme cicat, qui suivent quelqu’un, vous avez des gens qui ne sont pas biostatisticiens pour l’industrie pharma, qui vous expliquent qu’ils ont mieux compris que vous les essais Clinique Pfizer en étant un prof de maths ou océanographe, on est vraiment dans une société d’une médiocrité hallucinante. Donc moi j’ai horreur de la médiocrité. Donc il faut remettre chacun à sa place. Voilà, donc les trolls dans les caniveaux, qu’ils n’auraient jamais dû quitter, les océanographes dans la mer avec les poissons, et chacun son métier.

Animateur [37:48] Ce déni des pouvoirs publics quant aux effets du vaccin, comment le vivent les victimes ?

Cotton [37:55] C’est terrible pour eux, c’est le pire de tout. Déjà, ils ont l’impression qu’on leur a menti sur l’efficacité, et sur la tolérance, puisqu’eux, ils sont malades. Ensuite ils vont consulter certains, vous avez vu dans les témoignages, combien de docteurs, combien de spécialités différentes, 10, 15, combien de visites aux urgences. Là on leur dit non ça va pas, non non là vous avez rien, même pour des myocardites, c’est-à-dire un truc où il faut faire des examens, c’est pas bien compliqué, on leur fait pas les bons examens, mais non c’est pas ça, vous devez pas avoir ça. Et après derrière ils déclarent la pharmacovigilance, c’est pas où ils reçoivent pas le mail ou c’est pas pris en compte, on leur dit mais non c’est autre chose, c’est pas à cause du vaccin. Pour eux, c’est eux, ils veulent la justice.

Animateur [38:42] Vous pensez qu’un jour ces victimes seront reconnues ?

Cotton [38:44] Oui. Oui, oui, parce que la roue tourne, c’est l’une des lois de l’univers. Tout est cycle, tout bouge.

Animateur [38:53] Vous ne pensez pas quand même qu’on a l’impression quand même qu’on est voué à mettre un voile éternel sur cette question au regard justement des énormes intérêts qui sont en jeu ?

Cotton [39:04] Non. Non, parce que tout cycle a une fin, c’est comme ça. Il y a le printemps, il y a l’été, tout est cycle dans la vie. Moi j’ai géré une boîte, j’étais patron, après j’ai pu être patron. Peut-être je redeviendrai patron un jour. Tout est cycle, tout a un début, tout a une fin.

Animateur [39:23] Alors vous n’êtes pas seul quand même, parce que vous êtes quand même soutenu dans vos combats par quelques personnalités comme Bartine Vauner ou encore l’eurodéputé Michèle Rivasi. Est-ce que vous avez d’autres soutiens dans le milieu politique cette fois ?

Cotton [39:39] Laurence Muller-Browne, qui a écrit la préface avec Michèle Rivasi. Virginie Jorot aussi, qui demande la transparence. Aujourd’hui j’étais avec Nicolas Dupont-Aignan.

Animateur [39:50] Et alors quel accueil vous a réservé ?

Cotton [39:52] Bah écoutez, il trouve que ce livre est très instructif et qu’il faut que les gens le lisent. Oui, alors déjà il faut que les gens le lisent pour comprendre comment fonctionnent les essais en général. Parce que finalement, qui sait vraiment, des personnes qui ne travaillent pas dans la recherche clinique, qui est vraiment au courant de comment se passent les essais cliniques ? Est-ce que les gens savent que c’est un biostatisticien qui fait les analyses ? Non, personne ne sait ça.

Animateur [40:19] Comment vous expliquez justement par les Nicolas Dupont-Aignan que des partis d’opposition comme la LFI ou le RN ne saisissent pas justement de sujets, qui est un sujet dont ils devraient choisir ?

Cotton [40:29] Alors Nicolas Dupont-Aignan aussi il a demandé une commission, il a demandé une commission d’enquête oui.

Animateur [40:34] Non enfin Nicolas Dupont-Aignan malheureusement pour lui en termes d’influence politique c’est pas le poids des LFI ou des RN quoi.

Cotton [40:41] Ah bah oui bah comment j’explique j’explique pas, faut l’en demander. Comment ça se fait qu’ils cautionnent de laisser agoniser des gens comme ça, des jeunes qui sont en train de crever chez eux à petit feu ? Comment on peut cautionner ça ? Ah ouais, c’est inadmissible. C’est inadmissible. Moi, c’est le truc que je ne peux pas supporter. C’est de savoir que là, pendant qu’on parle, il y a des gens qui sont à moitié en train de crever de faim parce qu’ils ne peuvent plus manger, parce qu’ils ont des problèmes de déglutition. C’est inadmissible. C’est vraiment ce qui me pousse à continuer. je peux pas laisser tomber ces gens. Et même justement au-delà des chercheurs… Donc peut-être que quand ce serait si c’était leur propre gosse, ils se bougeraient un petit peu plus. Là pour le moment, ils ont plutôt de la chance et ni eux ni leur môme. Mais bon, là c’est comme tout, la retourne.

Animateur [41:33] Donc aujourd’hui c’est comme ça, demain… Justement, quel regard vous portez sur ces personnalités publiques, parce qu’il y en a, qui ont pu à un temps être critiques et qui ont changé leur fusil d’épaule. Je pense notamment à Michel Onfray par exemple.

Cotton [41:44] Franchement… Moi je trouve que de changer d’avis ce n’est pas une mauvaise chose, parce qu’on a pu pendant un moment adhérer, admettons là aujourd’hui au départ on se dit bon ça y est les vaccins sortent, on a espoir que ça va fonctionner etc. Je veux dire au bout d’un moment on voit bien que ça ne marche pas non ? Qui a constaté environ 95% d’efficacité ? C’était où ? Sur la Lune ? Dans le metaverse ? Je ne sais pas mais ce n’était pas dans la réalité. Au bout d’un moment, on peut se dire qu’on s’est trompé, on s’est fait avoir.

Donc de changer d’avis, s’il a changé d’avis, tant mieux. Il peut avoir été au début en se disant « oui, on y croit, on y croit ». Moi j’ai dit « il ne faut pas croire, il faut vérifier ». Moi j’ai dit ça à mes salariés toute ma vie. Quand ils arrivaient, en ayant fait une bourde, je croyais que « non, non, il ne faut pas croire, il faut vérifier ». Donc au lieu de croire, on se renseigne, on va voir les bons experts, on va chercher les documents et on arrête de croire. Si on veut croire, on va à l’église, ou à la mosquée, ou je ne sais où, mais non, la science, on ne croit pas. on fait des hypothèses, qu’on vérifie par des expérimentations, après on a des résultats, sur la base des résultats on a des conclusions, soit les hypothèses qu’on a faites elles sont avérées, c’est-à-dire dans la recherche clinique, l’efficacité de mon nouveau produit est supérieure à celle du placebo par exemple, donc je vais demander une autorisation de mise sur le marché parce que j’ai prouvé l’efficacité de façon mathématique, statistique en l’occurrence. Si je ne l’ai pas prouvé, je remballe ma marchandise et je propose autre chose. C’est comme ça que ça fonctionne. On ne croit pas.

Animateur [43:35] Vous parliez de poursuivre les trolls. Est-ce que vous pensez que des politiques devraient être poursuivies à un moment donné ?

Cotton [43:39] Ah, clairement. Surtout que ces trolls, le réseau de trolls, il remonte aux politiques. Mais qu’ils se rassurent. Non, je vous le dirai pas.

Animateur [43:50] Ah bon ?

Cotton [43:51] Mais oui, bien sûr, ça remonte à des politiques. Vous avez des trolls qui font des space, vous avez ces space Twitter où on a tout et n’importe quoi, on a les débiles profonds qui s’expriment pendant des heures avec leurs deux neurones qui se courent derrière sans jamais se rattraper. Et donc, vous avez ces gens qui incitent au harcèlement pour essayer de faire bloquer mon compte, parce que je raconte n’importe quoi, mais toujours sans aucun argument, évidemment. Elles racontent n’importe quoi. ils peuvent pas donner des arguments, ils en ont pas. Donc oui, qu’ils se vantent d’être en lien avec des sénateurs ou des députés ou je ne sais quoi, mais qu’ils se rassurent, j’ai aussi tracé ça dans mon… j’ai passé des heures à faire des copiers collés de tweets, moi je suis quelqu’un… la traçabilité c’est la qualité, moi j’étais assureur qualité, je copie-colle, j’ai passé ma vie à copier-coller des tableaux pour faire des rapports, ça me dérange pas de passer 300 heures à faire du copier-coller de tweets. Et puis surtout, je vous l’ai dit, moi je suis pas gentille. Ben oui. Je ne vois pas comment on peut se permettre de traiter les gens de cette façon.

Animateur [44:57] Question un peu décalée, mais j’aimerais quand même vous en parler quelques instants, c’est le cas du professeur Raoult. Comment vous avez réagi aux perquisitions de l’IHU de Marseille et aux attaques contre ce professeur Raoult ?

Cotton [45:08] Raoult, c’est un peu compliqué. Je ne peux pas rentrer là-dedans directement parce que je n’ai pas étudié ses travaux.

Animateur [45:19] Ses chiffres.

Cotton [45:21] J’ai pas refait les calculs. Là, il a sorti son pré-print et il a mis à disposition la base de données. Pour avoir un avis, il faut que je fasse mes propres statistiques sur cette base de données. Or, comme j’ai plein d’autres choses à faire, je ne l’ai jamais fait. Donc l’hydroxychloroquine sur la base des travaux de Raoult, je ne peux pas avoir un avis puisque je n’ai pas expertisé. Maintenant, ce que je constate, c’est que les gens qui soi-disant ont refait les analyses de Raoult, comme par hasard, là-dedans, c’est la fameuse océanographe contre qui j’ai porté plainte, parce que ça fait un an et demi qu’elle dit que je n’ai pas de diplôme et que je ne suis pas biostat, alors qu’elle est océanographe, donc on se demande ce qu’elle vient faire dans la recherche clinique. et notre statisticien et machin, et que ces gens-là font partie de cette fameuse bande de harceleurs.

Donc je constate que de toute façon, ceux qui critiquent n’ont aucune légitimité pour critiquer quoi que ce soit, et qui ferait bien de retourner à leur propre travail au lieu d’emmerder les autres. Donc ça c’est… en fait je ne défends pas Raoult quand je le défends, je délégitimise ceux qui le critiquent. C’est comme moi si j’allais critiquer quelque chose que je ne comprends pas, dans lequel je n’ai jamais travaillé. Quelle serait la crédibilité de ma parole ? Demain, je fais une conférence sur la réparation des tuyaux dans les bateaux, parce que j’ai réparé mon tuyau de douche. Ceux dont c’est le métier vont dire « écoute, Christine, t’es gentille, mais tu dégages parce que tu racontes que des conneries ». Il est là le problème depuis le début, c’est qu’on écoute des gens qui n’ont aucune légitimité à parler de ce dont ils parlent.

Donc cela existe, et puis voilà. Après, ce que je sais aussi, c’est que l’hydroxychloroquine, c’était un produit qui était massivement vendu dans le monde et utilisé depuis 70 ans, et que Raoult a demandé à l’ANSM une ATU. une autorisation temporaire d’utilisation. Moi j’ai beaucoup travaillé dans les ATU, donc ça c’est pour mettre, enfin il y a les ATU, les RTU, donc recommandation temporaire d’utilisation.

Donc quand on a déjà un produit sur le marché dont on veut tester une extension, il n’y a pas du tout besoin, enfin une autre indication, de faire un essai clinique. On peut faire une RTU. Donc pourquoi l’ANSM a refusé à Raoult ce truc alors que ça a été pile mis en place suite à l’affaire Mediator ? C’est-à-dire que vous aviez des produits qui avaient une AMM, une autorisation pour certaines indications, et qui étaient données pour d’autres indications.

Donc si le labo aujourd’hui veut le donner pour une autre indication, il n’est pas obligé de faire un essai clinique. Il peut faire ATU, RTU, ce genre de dispositif-là. pour faciliter justement la mise sur le marché normalement d’un produit qui serait urgent, on va dire, ou d’intérêt pour la santé, sans avoir à refaire tout un process d’essai clinique, qui est beaucoup plus long. Et maintenant on va perquisitionner, mais alors pourquoi on ne va pas perquisitionner chez Pfizer ?

Animateur [48:20] Une perquisition qui intervient quelques jours après la publication d’une tribune, qui a été signée par plusieurs scientifiques, qui critiquaient justement les pratiques de l’Institut, fondées par d’hier ou à Marseille, Qu’est-ce que ça dit selon vous Christine Cotton du rôle des médias ? Comme c’est qui ces scientifiques en fait ? Et certains scientifiques justement dans la conduite d’affaires judiciaires.

Cotton [48:37] Je sais pas, il faut que je vois la liste des scientifiques en question pour voir s’ils sont massivement suivis par les comptes de harceleurs.

Animateur [48:44] Il est quand même désormais attaqué quand même au pénal. Vous craignez de le voir un jour aller en prison par exemple ? C’est une hypothèse qui… Vous ne pouvez pas, parce que bon…

Cotton [48:55] Encore une fois, ceux qui critiquent, quelle légitimité ont-ils à critiquer ?

Animateur [48:58] Vous pensez qu’il pourrait être un jour condamné ? Est-ce que c’est le but ?

Cotton [49:02] Je ne peux pas répondre à cette question. Si on condamnera où ? Dans ce cas-là, il faut aller faire l’audit des essais cliniques des laboratoires, de tout simple, pas que du laboratoire Pfizer. pour voir comment ça s’est passé. Il y a deux poids de mesure, le problème il est là, c’est qu’il y a deux poids de mesure, là il y en a des fraudes manifestes dans l’essai clinique Pfizer avec des effets graves, des effets indésirables graves qui n’ont pas été déclarés, qui n’apparaissent pas dans les bases de données, qui ne sont pas dans les rapports, et là on ne dit rien, et Raoult sur l’hydroxychloroquine, on va au pénal. Donc c’est ce deux poids de mesure que je dénonce plus que le cas Raoult en lui-même en fait.

Animateur [49:42] C’est un peu surprenant ce qu’il a pris un avocat. Vous avez eu Fabrice Divizio pour lutter contre les trolls. Vous avez une réaction à ça ?

Cotton [49:49] Il prend qui il veut. Moi, Divizio n’est pas mon avocat. Divizio avait apparemment trouvé des failles dans mon rapport. Je ne sais pas, ça fait peut-être six ou moins ou un an qu’il les cherche. Je ne sais pas s’il les a trouvés, s’il cherche encore.

Animateur [50:01] Et puis il n’a pas changé un peu d’opinion sur Raoult, apparemment, parce qu’il y a quelques années, j’avais entendu dire qu’il y avait eu un courrier envoyé au Conseil de l’Ordre, si je ne me trompe. Vous aviez eu écho de ça ou pas ?

Cotton [50:11] J’ai eu écho.

Animateur [50:14] Bon, on restera évasif sur cette question. Bon, en tout cas, il prend qui il veut, comme vous dites, mais bon, c’est pas forcément le meilleur choix, on verra, en tout cas. Qu’est-ce que ça dit plus largement, parler de la liberté d’expression, qu’est-ce que ça dit plus largement de la liberté scientifique, finalement, tout ce qui se passe en ce moment ?

Cotton [50:31] Alors, la liberté scientifique, c’est vaste terme. Moi, ce qui me chiffonne, c’est qu’on va vers un développement accéléré, maintenant, de la recherche clinique. et à brûler toutes les étapes et à ne pas respecter les process qui ont été mis en place depuis des années, si on les a mis en place, si on les a écrit, si on a fait des milliers d’audits pour vérifier que ces process étaient respectés et que donc c’était sur cette base qu’on pouvait avoir des produits fiables sur le marché si maintenant on ne les respecte plus, qu’est-ce qu’on va avoir comme cochonnerie disponible sur le marché ? Moi c’est surtout ça qui m’inquiète, c’est l’avenir de la recherche clinique. Et quand vous mettiez 10 ans pour développer quelque chose, si maintenant il faut 9 mois, quid du personnel de tous ces gens qui travaillent dans les laboratoires, qui travaillent chez les sous-traitants, qui travaillent dans les labos d’analyse. Je sens que ça va être la porte pour un bon paquet là.

Animateur [51:29] Est-ce que c’est encore possible de faire de la science, même si vous dites que vous n’êtes pas une gentille, mais est-ce que c’est possible de faire de la science dans un contexte aussi délétère ? Est-ce qu’on a beau être solide ?

Cotton [51:41] La science c’est un mot qui est trop vaste pour ça en fait puisque science, tout est science quelque part, ou dès l’instant où il y a ce process d’expérience et de conclusion, tout est science, l’astronomie c’est de la science.

Animateur [51:51] Quand on voit que même certains confrères de Raoult s’y enclin à l’attaquer, je sais pas, ça dit long quand même.

Cotton [51:58] Dès l’instant où on laisse des experts qui n’en sont pas venir expliquer la vie à des gens à qui il n’arrive pas la cheville, bon, ben c’est compliqué. Mais là, je veux dire, au bout d’un moment, c’est aux gens aussi de se faire un avis. Aujourd’hui, si on demande peut-être aux Français moyens pour qu’ils ont le plus d’estime pour ceux qui ont effilé sur les plateaux pour nous vendre l’efficacité du vaccin Pfizer en nous disant que c’était sûr et efficace, on pourra où ? Je pense que l’affaire est vite pliée. Parce que finalement, ces gens finissent toujours par se décrédibiliser à la longue Encore ils feraient leur méa culpa en disant « bon on s’est trompé, on avait espoir, nanana, il n’y avait rien d’autre, c’était l’urgence », mais non, ils continuent. Là je ne sais pas si vous avez vu sur Twitter, j’ai mis un tweet sous le compte de Karine Lacombe, qui était dans un colloque, et je lui ai dit « à quand un colloque sur les effets indésirables des vaccins, à quand la reconnaissance des victimes ? » Elle me dit « ne venez pas polluer mon fil avec vos fantasmes ». Mes fantasmes.

Animateur [53:01] C’est Karine Lacombe qui vous répond ça.

Cotton [53:05] Donc la pauvre était déjà complètement décrédibilisée depuis longtemps aux yeux de tous, même aux yeux de ceux qui ne sont pas du tout au courant de ce que je raconte, puisque tout le monde a bien compris que ces vaccins étaient totalement inefficaces, la preuve c’est que plus personne n’y va. Donc certains ont bien compris qu’ils étaient très toxiques puisqu’ils en font les frais. Et là en plus, au lieu de se dire je vais remettre ma blouse de médecin parce que j’ai quand même prêté le serment d’hypocrate pour aller me mettre au travail pour essayer de faire quelque chose pour les victimes, ce sont mes fantasmes. Mes fantasmes, ce sont de voir les harceleurs, les corrompus dans le box des accusés. C’est ça mes fantasmes.

Animateur [53:41] Pour voir la suite de l’émission sans aucune censure, merci de vous abonner à la chaîne Les Incorrectibles Plus sur Player depuis le lien en description sous cette vidéo.